Livres avec des chansons de Rui Reininho et Miguel Araújo publiés cette semaine

Les deux livres sont publiés dans le cadre de la série Letra Poema, incluse dans la collection Plural de l’Imprensa Nacional — Casa da Moeda, dédiée à la poésie. Les premières œuvres, comprenant des paroles de chansons de Carlos Tê et de João Monge, ont été publiées en février de l’année dernière.

 

‘Soñetos’, de Rui Reininho, comprend près de 150 paroles de chansons, principalement écrites pour le groupe GNR (Grupo Novo Rock), qu’il dirige et qui célèbre cette année ses 45 ans de carrière.

Dans ‘Soñetos’, on retrouve les paroles des plus grands succès du groupe, comme ‘Dunas’, ‘Efetivamente’, ‘Pronúncia do Norte’, ‘Morte ao Sol’, ‘Popless’, ‘Mais vale nunca’, ‘Sub-16’ ou ‘Vídeo Maria’, mais également d’autres moins connues telles que ‘Santa Polónia’, ‘TV Mural’, ‘O Paciente’ ou ‘Farol’.

Outre les paroles des chansons de GNR, le livre contient aussi des poèmes écrits par Rui Reininho pour les chansons de ses albums en solo, enregistrés dans ‘Companhia das Índias’ en 2008 et ‘20.000 Éguas Submarinas’ en 2021.

La série Letra Poema ravive une « grande question » : les paroles de chansons sont-elles des poèmes ?

Pour le directeur de Letra Poema, Jorge Reis-Sá, elles le sont, « mais la science est partagée ».

« Même Carlos Tê n’a pas cette certitude absolue. Je pense qu’elles le sont, ce sont des poèmes contingents, des poèmes qui ont la contingence d’avoir été faits pour une musique. Qu’ils soient bons ou mauvais poèmes dépend des paroles », a-t-il déclaré en février de l’année dernière.

Le quatrième volume de Letra Poema est consacré à Miguel Araújo, et rassemble des paroles de chansons de projets tels que les Azeitonas et Mendes & Só, des différents albums qu’il a édités en solo, et de thèmes écrits pour d’autres chanteurs, comme António Zambujo, Ana Moura, Carminho et Tiago Nacarato.

Au total, ce sont 127 paroles qui sont réunies dans le livre, de chansons comme ‘Anda comigo ver os aviões’, ‘Quem és tu, miúda’, ‘Os maridos das outras’, ‘Fizz limão’, ‘Ainda estamos aqui’, ‘Talvez se eu dançasse’, ‘Karma kamikaze’, ‘O pica do sete’ ou ‘Ciúme’.

Dans la préface de ‘Enquanto invento algum sentido meu’, le programmateur et producteur culturel Tito Couto qualifie Miguel Araújo de « conteur d’histoires du quotidien ».

« Ses chansons, telles que ‘Os maridos das outras’ et ‘Recantiga’, capturent des moments banals de la vie, les revêtant d’une poésie à la fois simple et profonde », peut-on lire dans le texte.