«Ces scénarios peuvent impliquer le recours à l’opérateur actuel ou à d’autres remplissant les conditions exigées par l’INEM», explique l’Institut National d’Urgence Médicale dans une réponse à l’agence Lusa, suite à l’alerte du Syndicat des Pilotes de l’Aviation Civile (SPAC) concernant l’éventuelle non-opérationnalité des hélicoptères en juillet.
L’INEM a rappelé que l’appel d’offres public international pour la location du service d’hélicoptères d’urgence médicale de l’INEM avait été attribué à la société Gulf Med Aviation Services Limited le 26 mars 2025, après une procédure menée par les Services Partagés du Ministère de la Santé (SPMS).
«Le processus est en phase de contrôle préalable par la Cour des Comptes, en vue de l’obtention d’un visa, sans lequel le contrat ne peut être exécuté», souligne l’INEM.
En ce qui concerne d’éventuelles pénalités, l’INEM précise que «celles-ci seront appliquées lorsqu’elles sont prévues contractuellement».
Le Syndicat des Pilotes de l’Aviation Civile (SPAC) a alerté aujourd’hui sur le risque réel que les quatre hélicoptères de l’INEM ne soient pas opérationnels le 1er juillet et a exigé des «garanties immédiates» concernant les aéronefs, les pilotes et le plan de transition.
«À moins d’un mois du début du nouveau contrat de concession du service d’hélicoptères d’urgence médicale, le Syndicat des Pilotes de l’Aviation Civile met en garde publiquement contre le risque réel que le système ne soit pas opérationnel à partir du 1er juillet 2025», souligne le communiqué.
Selon le contrat conclu entre l’État, via l’Institut National d’Urgence Médicale (INEM), et la société GulfMed Aviation, quatre hélicoptères H145 D3 avec des équipages certifiés, y compris des pilotes maîtrisant le portugais, doivent être opérationnels.
Cependant, le SPAC dit avoir «connaissance de multiples manquements au respect de ces exigences».
«Nous espérons sincèrement être trompés, mais les signaux indiquent que ni les hélicoptères n’ont été livrés, ni les pilotes ne sont certifiés pour commencer leurs fonctions. La transition entre opérateurs est mal préparée — et celui qui court un risque est le citoyen qui peut avoir besoin de secours», alerte le président du SPAC, Hélder Santinhos, cité dans le communiqué.
L’appel d’offres public international pour la location du service d’hélicoptères d’urgence médicale de l’INEM a été attribué à la société Gulf Med Aviation Services Limited, domiciliée à Malte, pour environ 77,4 millions d’euros.
La société opérera quatre hélicoptères en régime de 24 heures, assurant l’urgence médicale par voie aérienne jusqu’en 2030.
La société lauréate doit mettre les hélicoptères en service pour l’INEM d’ici au 1er juillet.