L’exposition du secteur de l’assurance dépasse un billion d’euros au Portugal.

L'exposition du secteur de l'assurance dépasse un billion d'euros au Portugal.

Le segment de l’habitation et de la couverture des bâtiments est celui où l’exposition des entreprises d’assurance est la plus élevée au Portugal, atteignant 716,7 milliards d’euros, suivi du commerce et des services ainsi que de l’industrie, selon le rapport annuel sur l’exposition au risque climatique publié aujourd’hui par l’ASF.

 

Par classe de risque, l’analyse de l’entité régulatrice indique que la majorité du capital assuré se trouve dans des zones de « dangerosité nulle ou très faible » en ce qui concerne le risque d’incendie rural.

« Cependant, il persiste des concentrations significatives de risque moyen, élevé et très élevé dans les territoires de l’intérieur et du centre du pays, où la dangerosité structurelle est supérieure », souligne le rapport.

Pour le risque d’inondation, la majorité du capital assuré se situe dans des zones de risque « globalement modéré ».

Dans ses conclusions, le rapport de l’ASF indique qu’ »une part substantielle des agents économiques ne dispose pas de protection d’assurance contre les risques climatiques physiques ».

Il recommande donc le développement de « mécanismes de résilience partagée » pour réduire les lacunes des couvertures des polices d’assurance et renforcer la capacité de réponse à des « pertes exceptionnelles » de la part des familles, des entreprises et du secteur assurantiel lui-même.

« Il est essentiel de promouvoir des mécanismes de résilience partagée, impliquant divers acteurs et l’État, pour faciliter la mutualisation du risque et renforcer la protection financière de la société », écrit Gabriel Bernardino, président de l’ASF, dans le message d’ouverture du rapport.

Quant à l’exposition des fonds de pension aux risques climatiques, par le biais de leurs portefeuilles d’investissements, l’analyse de l’entité régulatrice met en évidence « une amélioration annuelle » des positions en dette souveraine et des titres de dette privée, à côté d’ »une certaine vulnérabilité » dans les positions en actions.

Le document souligne également « l’importance croissante de la résilience financière et structurelle du pays », à un moment où le Portugal fait face aux conséquences de la tempête Kristin.