L’exécutif veut réduire le nombre d’entités de l’administration directe de l’État.

L'exécutif veut réduire le nombre d'entités de l'administration directe de l'État.

Selon le chapitre de la réforme de l’État du Programme du Gouvernement, aujourd’hui présenté à l’Assemblée de la République, le gouvernement souhaite compléter « la réforme du centre du Gouvernement et la structure de l’Administration Directe de l’État », par « la suppression des secrétariats généraux sectoriels, la valorisation de la spécialisation dans les fonctions juridiques et de planification et d’évaluation des politiques publiques ».

 

Il a également pour objectif le « développement de services partagés de l’administration centrale et l’exploitation du potentiel synergétique et rationalisateur du Campus XXI », peut-on lire dans le document.

Le gouvernement entend également « réorganiser les fonctions et supprimer les structures dupliquées, les observatoires et les groupes de travail redondants », avec la révision correspondante des dépenses associées, et évaluer la « rationalité organisationnelle dans toute l’Administration Publique ».

L’objectif, souligne-t-il, est « d’atteindre une réduction nette des entités de l’Administration Directe de l’État ».

Selon le Programme du Gouvernement, l’exécutif va « créer la fonction de Directeur des Systèmes d’Information de l’Administration Publique (ou CIO Chief Information Officer), responsable de mener une stratégie numérique unifiée entre les secteurs de l’Administration Publique », afin de surmonter « la fragmentation actuelle en concentrant les ressources aujourd’hui dispersées, avec des gains financiers et d’efficacité ».

Le « régime de gouvernance du secteur public de l’État sera également révisé, en renforçant sa transparence et sa qualification, et en aliénant les participations non stratégiques ».

Le programme prévoit en outre que « le processus de transfert de compétences soit approfondi, garantissant des moyens financiers adéquats, des incitations, la qualité, la cohésion territoriale et l’égalité des chances », étant confiée aux municipalités locales, communautés intermunicipales et métropoles « la responsabilité effective de la gestion des services publics, les rendant plus efficaces et proches des citoyens ».

Il y aura également un « processus de délocalisation progressive de plusieurs services centraux de l’administration centrale de l’État vers d’autres régions du territoire national en dehors de la capitale », avec priorité « à ceux dont l’activité ou les ressources ont une plus grande affinité avec le territoire ».

Le document prévoit également qu’une entité unique soit créée, par la fusion de la DGAEP (Direction Générale de l’Administration et de l’Emploi Public), l’INA (Institut National d’Administration), les SSAP (Services Sociaux de l’Administration Publique) et une liaison fonctionnelle à la CRESAP (Commission de Recrutement et de Sélection pour l’Administration Publique), cette dernière conservant son autonomie décisionnelle.

Cette entité regroupera diverses fonctions et « phases du cycle de vie de la politique des personnes et des ressources humaines de l’Administration Publique », telles que « politiques de ressources humaines, gestion des carrières, compensation et avantages, sélection et recrutement de dirigeants et travailleurs, évaluation, et formation, développement et connaissance des travailleurs et collaborateurs de l’État ».

Parmi les mesures prévues dans la réforme de l’État, il y a également « un exercice global de révision de la dépense publique » dans les principaux ministères, impliquant un partage des économies générées avec les entités, services et travailleurs.

Le gouvernement entend également « réformer le processus budgétaire, garantissant une plus grande transparence » et mettre en place un « système de suivi des ressources de l’État, avec flexibilité et responsabilisation budgétaire au niveau des ministères, des entités de contrôle et des structures opératives ».

Il est également prévu la mise en œuvre d’une « budgétisation effective » par programme, définissant pour chaque ministère « objectifs, indicateurs et cibles ».

Le Programme du XXV Gouvernement Constitutionnel, issu des législatives du 18 mai remportées par la coalition AD (PSD/CDS), a été remis aujourd’hui à l’Assemblée de la République, par le ministre des Affaires Parlementaires, Carlos Abreu Amorim.

Le programme de Gouvernement a été approuvé en Conseil des Ministres jeudi et sera débattu à l’Assemblée de la République mardi et mercredi.