« Le projet ne possède pas le niveau de détail nécessaire pour la phase d’exécution dans laquelle il a été présenté », mentionne le document daté du 30 décembre 2024.
Le rapport indique que cette situation « constitue une limitation à l’identification et à l’évaluation des impacts, nécessitant un vaste ensemble d’informations complémentaires à propos des diverses composantes du projet et de plusieurs facteurs environnementaux ».
« Lors de l’analyse effectuée par la Commission d’Évaluation, des lacunes ont été identifiées concernant le projet et des facteurs environnementaux fondamentaux et déterminants pour l’évaluation à réaliser, compte tenu de la nature du projet en question ».
Face aux non-conformités relevées, qui ont conduit au « refus initial de la demande d’évaluation et à la cessation consécutive de la procédure », l’APA a indiqué qu’en préparation d’une nouvelle EIE, « les insuffisances signalées doivent être comblées ».
En réponse à cette décision, le Groupe pour la Préservation de la Serra da Argemela (GPSA) espère que l’autorité déclare la caducité du contrat de concession.
« Nous croyons que, compte tenu des recommandations de la Commission d’Évaluation, on reconnaîtra enfin l’erreur que constituerait l’autorisation d’une exploitation minière à Argemela », a souligné la présidente du GPSA, Gabriela Margarido, lors d’une déclaration à l’agence Lusa.
La représentante de l’association a précisé que la nouvelle du refus de l’EIE a été accueillie « avec le réconfort de ceux qui, depuis plus de huit ans, luttent contre des forces bien plus puissantes qui, systématiquement, ont minimisé les dangers d’une exploitation minière, surtout à ciel ouvert, à cet endroit précis ».
Gabriela Margarido a clarifié que le GPSA n’est pas contre l’exploitation minière, mais estime que toute activité économique « ne peut porter atteinte au patrimoine, à la vie et à la santé des personnes ».
La représentante du groupe a ajouté que « étant donné qu’il y a eu un vote unanime à l’Assemblée de la République contre ce projet, surtout en raison de sa localisation, le minimum que l’on aurait pu attendre est qu’il soit déjà annulé ».
La Mine de l’Argemela est située dans l’Union des Freguesias de Barco et Coutada, dans la municipalité de Covilhã, et dans les freguesias de Silvares et de Lavacolhos, dans la municipalité de Fundão, district de Castelo Branco.
Lusa a tenté d’obtenir des clarifications de la part du détenteur de la concession, Neomia, mais n’a pas reçu de réponse.
Le processus pour l’octroi minier d’une exploitation de lithium et d’autres minéraux dans la Serra da Argemela a été initié en 2011.
En 2017, la demande d’attribution de concession a été publiée, renouvelée en 2020, couvrant une superficie de 403,7 hectares.
Le 28 octobre 2021, le contrat de concession d’exploitation a été signé avec Neomia – Minérios Argemela (Groupe Almina), mais la concessionnaire ne pouvait commencer l’exploitation qu’après l’obtention d’une Déclaration d’Impact Environnemental (DIA) favorable ou favorable sous conditions.