Selon le coordinateur de la Fédération des Syndicats des Transports et Communications (FECTRANS), « il n’y a eu aucun accord ni possibilité d’évolution » lors de la réunion d’aujourd’hui, après que les structures ont présenté un préavis de grève pour ces jours-là.
Les syndicats ont expliqué, mardi, que la grève a été convoquée « contre l’imposition d’augmentations salariales qui ne rétablissent pas le pouvoir d’achat » et pour « la négociation collective d’augmentations salariales dignes ».
Selon le dirigeant syndical, « la proposition de la CP est la reformulation du travail effectué en vue de la reformulation des grilles salariales » figurant dans un rapport sur « des mesures exceptionnelles, convenu entre l’administration et les syndicats et remis au gouvernement ».
La proposition de la compagnie de transport consiste, a-t-il indiqué, à « restaurer la différence des salaires à la CP par rapport au SMN [salaire minimum national] de 2018 », mais « au lieu d’avoir des effets à partir du 1er janvier de cette année, cela serait reporté au 1er juillet », avec « la déduction des 34 euros de l’acte de gestion ».
Selon le même responsable, « l’augmentation de 4% prévue pour le 1er juillet serait annulée ».
Le dirigeant de la FECTRANS a déclaré que « maintenant, l’administration veut modifier, réduire les mesures extraordinaires de 12,4 millions [d’euros] à environ 3 millions, ce qui ne résout pas le problème de fond, qui est l’incapacité de retenir les travailleurs actuels et d’en recruter de nouveaux ».
Plusieurs syndicats représentant les travailleurs de la CP ont déposé un préavis de grève dans la compagnie de transport, pour les 7 et 8 mai, contre l’imposition d’augmentations salariales et d’autres revendications.
Dans la note diffusée par la FECTRANS, les structures syndicales annoncent que la grève se déroulera entre 00h00 le 7 mai et 24h00 le 8 mai.
Les travailleurs demandent également la « mise en œuvre de l’accord de restructuration des grilles salariales, dans les termes négociés et convenus ».
Dans le communiqué, les entités ont souligné qu’une « lettre a également été envoyée aux ministres des Infrastructures et des Finances, signée par toutes les organisations syndicales », qui présente plusieurs exigences au Gouvernement.
Ils souhaitent que l’exécutif « inscrive l’administration de la CP à respecter les mesures exceptionnelles contenues dans le rapport final convenu avec les syndicats et qui, selon l’administration elle-même, a déjà été transmis au ministère de tutelle de l’entreprise », en soulignant que « ce document est un engagement conjoint et ne peut être modifié unilatéralement ».
Ils demandent également que des « orientations claires soient données pour que l’administration dépasse les montants qu’elle a décidé d’imposer par acte de gestion et qu’elle analyse sérieusement les contre-propositions des ORT [organisations représentatives des travailleurs], sous peine d’aggraver davantage l’instabilité au sein de l’entreprise ».
Le préavis a été lancé par l’Association Syndicale des Cadres Intermédiaires de l’Exploitation Ferroviaire (ASCEF), l’Association Syndicale Indépendante des Cheminots de la Carrière Commerciale (ASSIFECO), la Fédération des Syndicats des Transports et des Communications (FECTRANS), le Syndicat National des Transports Communications et Travaux Publics (FENTCOP), le Syndicat National des Cheminots du Mouvement et Affiliés (SINAFE), le Syndicat National Démocratique de la Ferroviaire (SINDEFER) et le Syndicat Indépendant des Travailleurs Ferroviaires des Infrastructures et Affiliés (SINFA).
Signent également le Syndicat Indépendant National des Cheminots (SINFB), le Syndicat National des Travailleurs des Transports et de l’Industrie (SINTTI), le Syndicat Indépendant des Opérationnels Ferroviaires et Affiliés (SIOFA), le Syndicat National de Cadres Techniques (SNAQ), le Syndicat National des Travailleurs du Secteur Ferroviaire (SNTSF), le Syndicat des Transports Ferroviaires (STF) et le Syndicat des Travailleurs du Métro et Ferroviaires (STMEFE).