« Les données les plus récentes concernant les TMRG pour les patients atteints de cancer révèlent une situation préoccupante, avec un impact significatif sur la vie et le pronostic de ces patients », a souligné la ligue dans un communiqué à l’occasion de la Journée européenne des droits des patients, qui est célébrée vendredi.
La LPCC a mis en avant qu’en 2024, plus de 8 600 patients cancéreux attendaient leur première consultation, et que près de 80 % d’entre eux avaient déjà dépassé le temps d’attente recommandé.
« Il est particulièrement préoccupant de constater l’augmentation du non-respect des délais pour les cas très prioritaires », a regretté la ligue, précisant que les délais maximum pour une première consultation sont de sept jours pour les cas très prioritaires, de 15 jours pour les cas prioritaires et de 30 jours pour les cas normaux.
« Cette situation perdure depuis de trop nombreuses années. Le retard dans l’accès au diagnostic et au traitement du cancer n’est pas seulement une question de chiffres, mais une réalité qui compromet les chances de guérison, la qualité de vie et la dignité des patients », a souligné le président de la ligue, cité dans le communiqué.
Selon Vítor Veloso, dans le cas d’un patient atteint de cancer, ce temps d’attente peut avoir un « grand impact » et représenter une situation de survie avec une mauvaise qualité de vie.
Face à cette situation, la LPCC a appelé à une action concertée entre les autorités sanitaires et le gouvernement pour garantir que les droits des patients cancéreux soient respectés, affirmant que la réduction des temps d’attente est une « étape fondamentale » pour assurer un accès rapide et de qualité aux soins de santé.
Au début de ce mois, le régulateur de la santé a avancé que près de 80 % des patients cancéreux avaient dépassé les délais maximum prévus pour la première consultation au second semestre de 2024.
Malgré ce chiffre, au 31 décembre de l’année précédente, moins de 20 % des patients avec suspicion ou confirmation de maladie cancéreuse (8 616) étaient en liste d’attente, par rapport au second semestre de 2023, correspondant à une « diminution transversale à toutes les priorités ».
Selon le rapport de l’Entité Régulatrice de la Santé (ERS), 78,6 % des patients attendaient « depuis plus longtemps que le maximum prévu par la loi », soit 2,9 points de pourcentage de moins qu’en décembre 2023, avec une augmentation du pourcentage de non-respect pour les patients « très prioritaires ».
Au cours du second semestre de 2024, 36 074 chirurgies oncologiques ont été réalisées, dont 35 841 (99,4 %) dans le SNS, 104 (0,3 %) dans des hôpitaux privés protocolés et 129 (0,4 %) dans des hôpitaux de destination via un bon de chirurgie ou une note de transfert.