Les recettes devraient augmenter de 4,4 % sous l’impulsion des impôts directs et indirects.

Les recettes devraient augmenter de 4,4 % sous l'impulsion des impôts directs et indirects.

« Il est attendu que les recettes fiscales, en 2026, reflètent une croissance de 2.828 millions d’euros (4,4 %) par rapport à l’estimation de recettes pour 2025, atteignant ainsi 67.065 millions d’euros », précise le rapport qui accompagne la proposition, remise aujourd’hui au parlement.

Cette augmentation est due à la hausse des impôts directs (1.055 millions d’euros), ainsi qu’à celle des impôts indirects (1.773 millions d’euros), qui devraient croître de 3,7 % et 4,9 % respectivement, par rapport à 2025.

Concernant les impôts directs, le gouvernement prévoit qu’en 2026, les recettes fiscales au titre de l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRS) augmenteront de 5,0 % par rapport à l’exécution estimée pour 2025, atteignant 19.496 millions d’euros, soit un gain de 937 millions d’euros.

Cette hausse estimée des recettes de l’IRS, malgré la réduction des taux marginaux, résulte principalement de la prévision « d’une évolution favorable du marché du travail, tant en termes d’emploi que de rémunération par travailleur », explique-t-il.

En ce qui concerne l’Impôt sur le Revenu des Sociétés (IRC), l’exécutif prévoit que les recettes fiscales reculeront de 2,0 % (199 millions d’euros) en 2026 par rapport à l’exécution estimée pour 2025, pour atteindre 9.532 millions d’euros, reflétant la baisse d’un point de pourcentage du taux appliqué.

Toujours concernant les impôts directs, il est prévu que les recettes issues de la Contribution Extraordinaire sur le Secteur Énergétique (CESE), de l’Adicional au IMI (AIMI) et de la Contribution sur le Secteur Bancaire (CSB) plus que triplent (+259,6 %), atteignant 439 millions d’euros, malgré la fin de l’Adicional de Solidariedade sur le Secteur Bancaire (ASSB), déclaré inconstitutionnel.

Quant aux impôts indirects, les recettes de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) devraient croître de 5,1 % en 2026 par rapport à l’exécution estimée pour 2025, atteignant 27.489 millions d’euros, reflétant la croissance de la consommation privée nominale.

Pour les Taxes Spéciales de Consommation (IEC), les recettes de la Taxe sur les Produits Pétroliers et Énergétiques (ISP) devraient augmenter de 4,6 % (187 millions d’euros) pour atteindre 4.254 millions, compte tenu de la croissance attendue de la consommation privée.

Les recettes de la Taxe sur le Tabac (IT) devraient augmenter de 71 millions d’euros (+4,4 % pour 1.676 millions) et celles de la Taxe sur les Alcools et les Boissons Alcooliques (IABA) de huit millions d’euros (+2,5 % pour 317 millions), suivant la tendance observée en 2025.

Le gouvernement compte également sur la croissance de la consommation privée pour stimuler les recettes de la Taxe sur les Véhicules (ISV), qui devrait augmenter de 22 millions d’euros (+4,6 %), atteignant 511 millions en 2026, ainsi que les recettes de la Taxe de Circulation Unique (IUC), qui devraient croître de 32 millions (+5,7 %), atteignant 602 millions d’euros.

En ce qui concerne la Taxe sur les Actes Juridiques (IS), il est estimé que les recettes augmenteront de 126 millions d’euros (+5,4 %) pour atteindre 2.458 millions d’euros.

Pour les autres impôts indirects – Contribution Extraordinaire sur l’Industrie Pharmaceutique (CEIF), Contribution Extraordinaire sur les Fournisseurs de l’Industrie des Dispositifs Médicaux du Service National de Santé (CEFID) et Contribution pour l’Audiovisuel (CAV) – les recettes prévues s’élèvent à 291 millions d’euros, soit une augmentation de 0,8 % par rapport à l’exécution estimée pour 2025.

Le gouvernement a déposé aujourd’hui au parlement l’OE2026, à la veille de la date limite et trois jours avant les élections municipales de dimanche.

Dans le scénario macroéconomique, le gouvernement PSD/CDS-PP prévoit que le Produit Intérieur Brut (PIB) croisse de 2 % cette année et de 2,3 % en 2026.

L’exécutif entend atteindre des excédents de 0,3 % du PIB en 2025 et de 0,1 % en 2026. Quant au ratio de la dette, il estime qu’il se réduira à 90,2 % du PIB en 2025 et à 87,8 % en 2026.

La proposition sera discutée et votée en généralité entre le 27 et le 28 octobre. Le vote final global est prévu pour le 27 novembre, après le processus de débat en commission.