Les programmes sur la pauvreté énergétique échouent dans leurs réponses, déclare Zero.

Les programmes sur la pauvreté énergétique échouent dans leurs réponses, déclare Zero.

Les personnes souhaitant bénéficier d’un soutien pour remplacer leurs cuisinières, fours et chauffe-eau à gaz par des équipements électriques à haute performance énergétique A pourront postuler à partir du 30 septembre, a annoncé aujourd’hui la ministre de l’Environnement et de l’Énergie.

 

Maria da Graça Carvalho a présenté les programmes E-Lar et Bairros + Sustentáveis, destinés à lutter contre la précarité énergétique, avec une dotation globale de 100 millions d’euros, soit 40 millions pour E-Lar et 60 millions pour Bairros mais Sustentáveis.

Dans un communiqué, l’association reconnaît l’importance des deux initiatives mais alerte sur les « fragilités et lacunes » qui compromettent leur portée et leur impact réel.

Concernant E-Lar, les aides annoncées pour le remplacement des équipements à gaz par des alternatives électriques plus efficaces sont positives, mais il manque une « intégration dans une vision structurante des politiques publiques nationales » et le programme a une portée limitée, précise-t-elle.

« Il y a aussi une préoccupation quant à la récente augmentation du taux de TVA applicable aux équipements, qui est passé de 6 % à 23 %, ce qui alourdit considérablement le coût final pour les consommateurs, et compromet ainsi l’impact réel des aides annoncées ainsi que les objectifs nationaux d’efficacité énergétique », souligne Zero dans le communiqué.

Concernant le programme Bairros + Sustentáveis, l’association reconnaît la valorisation des communautés vulnérables et des zones urbaines dégradées. Mais elle juge préoccupante « l’absence d’une action nationale véritablement intégrée ainsi que la compartimentation des solutions structurantes », comme l’accès aux aides pour l’achat de pompes à chaleur, « réservé exclusivement dans ce programme à un groupe restreint de bénéficiaires ».

Zero affirme dans le communiqué qu’il est essentiel de miser sur une diversification des sources de financement, permettant à la population d’accéder à des solutions exhaustives pour la rénovation énergétique des habitations, condition indispensable pour lutter efficacement contre la pauvreté énergétique.

La dotation globale de 100 millions d’euros se révèle « manifestement insuffisante » face à l’ampleur du défi, indique Zero, ajoutant qu’une étude qu’elle a commanditée souligne la nécessité d’un investissement de l’ordre de 120 milliards d’euros, incluant non seulement le remplacement des équipements mais aussi des interventions structurelles comme l’isolation thermique, le renouvellement des fenêtres et l’amélioration de l’efficacité passive des bâtiments.

L’association souligne également l’importance d’une communication efficace afin que les familles vulnérables soient informées des aides disponibles et des conditions pour en bénéficier.

Elle demande au gouvernement de renforcer l’investissement et d’élargir la portée des initiatives.