Les professeurs critiquent l’absence de données sur les écoles et la gestion désorganisée.

La position de la FNE s’exprime un jour après l’aveu du ministre de l’Éducation, de la Science et de l’Innovation selon lequel il pourrait être impossible de « compter de manière rigoureuse » le nombre d’élèves sans cours pour l’année scolaire actuelle, en raison de faiblesses du système d’information.

 

Pour la FNE, la déclaration du ministre confirme qu’il existe « des défaillances graves, une désorganisation structurelle et une absence de planification efficace de la part des services du MECI », accuse-t-elle dans un communiqué envoyé à Lusa.

La fédération a soutenu que sans information en temps opportun, il devient difficile de gérer et de répondre aux besoins des écoles. Elle a questionné comment l’administration peut ouvrir des concours pour le placement des enseignants sans connaître « avec précision, les besoins de chaque école et/ou groupe disciplinaire ».

« Il est inacceptable que, à une époque où l’information est un outil essentiel pour le fonctionnement de tout service public, le MECI ne dispose pas de données fiables et en temps réel sur le fonctionnement des écoles », a-t-elle ajouté.

Sans information, seule une « gestion réactive, désordonnée et incapable d’anticiper et de résoudre les problèmes » est possible, a-t-elle averti.

Le MECI a demandé un audit au cabinet de conseil KPMG après avoir, en novembre, présenté un rapport sur le nombre d’élèves sans cours qui a été fortement contesté par l’opposition et par des organisations syndicales.

Les premières conclusions de l’audit devaient être connues en mars, un délai qui a déjà été reporté à plusieurs reprises.

En janvier, le ministre Fernando Alexandre a exprimé son intention d’introduire, dès l’année scolaire prochaine, un système d’information permettant de surveiller avec précision le nombre d’élèves sans cours, en tenant compte des recommandations des auditeurs.

Pour la FNE, le recours à des entités externes révèle également « un manque de confiance ou de capacité dans les services sous la tutelle du MECI ».

La FNE espère que pendant l’année scolaire en cours, les chiffres seront connus, mais si cela ne se produit pas, « il ne pourra y avoir aucune marge pour des excuses ou de la complaisance à partir du 1er septembre 2025 »: La prochaine année scolaire « devra marquer une rupture avec cette logique d’irresponsabilité », étant impératif que « quelqu’un assume des responsabilités politiques ».