La différence apparaît dans l’analyse effectuée par l’Unité Technique de Soutien Budgétaire (UTAO) du RAP/2025, qui indique qu’elle estime également pour 2024 que la perte de revenus dépasse de 515 millions d’euros (ME) cette prévision.
« En 2025, l’UTAO a constaté un impact de 1 321 ME (0,4 % du PIB) pour les mesures discrétionnaires de revenus, supérieur de 216 ME à la prévision du RAP, reflétant surtout le report de l’annulation du gel du tarif carbone », peut-on lire dans le document.
Par ailleurs, et concernant 2024, l’UTAO estime que l’impact des mesures discrétionnaires totalise 2 021 millions d’euros (0,7 % du PIB), « une perte de revenus qui dépasse de 515 ME la prévision du RAP », les experts de cette unité soulignant que la révision de l’UTAO s’est concentrée principalement sur le paquet de l’IRPP (309 millions d’euros) et sur la réversion de la mesure de suspension de la mise à jour du tarif carbone (212 millions d’euros).
Le RAP consiste en le rapport d’un État membre sur l’exécution du plan budgétaire-structurel national à moyen terme, y compris la trajectoire des dépenses nettes comme déterminé par le Conseil de l’UE ainsi que les réformes et les investissements.
La publication du RAP est prévue dans le nouveau cadre légal de gouvernance économique de l’UE, ce document devant être présenté avant le 30 avril de chaque année.
Selon l’analyse désormais publiée, dans la révision effectuée par l’UTAO, la trajectoire des dépenses publiques nettes observée en 2024 aurait enregistré une croissance supérieure à celle recommandée, bien qu’un accroissement inférieur à celui prévu soit anticipé pour 2025.
« Pour l’ensemble des deux années, cette évolution, si les prévisions sont confirmées, devrait se traduire par un crédit cumulé équivalent à 0,4 % du PIB, valeur inférieure à celle estimée par le Ministère des Finances », indique le document.