Les manquements dans les équipages d’ambulances sont des « situations ponctuelles ».

Les manquements dans les équipages d'ambulances sont des "situations ponctuelles".

« Au cours des trois dernières années, après avoir mené plus de 1 000 actions de contrôle, des manquements ont été détectés dans environ 5 % des cas », a indiqué l’institut à Lusa, en réponse aux critiques formulées par l’Association Nationale des Techniciens d’Urgence Médicale (ANTEM).

 

Ce lundi, l’ANTEM a alerté que « des dizaines d’ambulances » des pompiers circulent quotidiennement « hors la loi », accusant l’Institut National d’Urgence Médicale (INEM) de « fermer les yeux » sur le respect des règles.

En cause, selon l’ANTEM, « des dizaines d’ambulances des corps de pompiers » qui circulent chaque jour au Portugal continental « sans que soient respectées les exigences légales relatives à la formation de leurs équipages », ce qui « compromet gravement la sécurité des patients et la qualité de l’assistance fournie en contexte pré-hospitalier ».

En réponse, l’institut qui coordonne le Système Intégré d’Urgence Médicale (SIEM) a déclaré qu’il ignore sur quelles données ou informations « minimement fiables cette association, très peu représentative du secteur, s’est basée » pour alléger cette situation.

L’INEM a également souligné que, par le biais de son bureau de régulation des transports de patients, il n’a identifié dans le cadre d’actions régulières de contrôle que des « situations ponctuelles de non-conformité » concernant les exigences légales appliquées à la formation des équipages des ambulances de type B.

Par ailleurs, la GNR et la PSP ont également identifié des « situations de non-conformité » dans ce domaine, qui restent elles aussi ponctuelles, a ajouté l’INEM, en soulignant que la gestion des équipes qui équipent les ambulances de secours (type B) des corps de pompiers et de la Croix-Rouge Portugaise est de la « seule responsabilité de ces organisations ».

« L’INEM fait confiance à l’intégrité des Corporations de Sapeurs-Pompiers et aux délégations de la Croix-Rouge Portugaise, et est certain que, de manière générale, les ambulances de secours qui interviennent lors des situations d’urgence et d’urgence au Portugal sont équipées par des membres dont la formation est légalement requise, comme le confirment d’ailleurs les données issues des contrôles effectués sur ces véhicules », a déclaré l’institut.

L’institut a également reconnu qu’il n’existe actuellement pas de sanctions spécifiques ni de sanctions pour les cas de non-respect des exigences relatives à la formation des équipages, que ce soit dans le transport de patients urgents ou non urgents.

Pour combler ce manque, entre autres modifications, l’INEM a déjà soumis au gouvernement une proposition de modification du règlement, avec l’objectif d’introduire un régime de sanctions prévoyant l’application de contraventions aux entités prestataires de transport de patients qui ne respectent pas les exigences légales en vigueur, tant en ce qui concerne la formation (type et validité) des équipages que pour la composition minimale de l’équipe dans chaque véhicule.

Le Règlement de Transport de Patients stipule que l’équipage d’une ambulance de type B doit être composé de deux éléments, dont l’un est « simultanément le conducteur avec la formation minimale d’équipier d’ambulance de transport ou équivalent, homologuée par l’INEM, et l’autre avec une formation minimale d’équipier d’ambulance de secours ou équivalent, homologuée par l’INEM ».