« Plus que le choix des noms, ce qui importe véritablement, c’est la mise en œuvre de mesures efficaces et cohérentes qui assurent l’autonomie du ministère public, renforcent les moyens d’enquête criminelle et promeuvent une justice plus rapide, accessible et respectée, comme c’est le cas de la distribution électronique des dossiers, la valorisation des carrières et l’investissement dans le secteur », indique une note du syndicat, en réaction à la reconduction de la ministre de la Justice dans le nouveau gouvernement.
Pour la structure présidée par Paulo Lona, en garantissant la continuité de Rita Alarcão Júdice, « le gouvernement assume également la responsabilité de répondre aux préoccupations légitimes que le SMMP a exprimées ».
« On espère ainsi que cette nouvelle étape permettra de surmonter les blocages antérieurs et ouvrira un espace pour un dialogue plus constructif et conséquent entre le ministère de la Justice (MP) et le SMMP », affirme le syndicat.
« Concrètement, en ce qui concerne le déficit de magistrats, le SMMP souhaite que le MJ adopte des solutions qui comblent le besoin urgent et visible de moyens humains au MP, notamment par la réalisation urgente d’un cours spécial de magistrats ».
Dans la note, le SMMP se dit disponible pour « collaborer à la construction de solutions en faveur de la Justice, sans oublier la défense de l’autonomie du ministère public et l’exercice digne des fonctions de ses magistrats, notamment, assurées par la mise en œuvre de la médecine du travail et de bureaux de soutien psychologique ».
Le premier ministre désigné, Luís Montenegro, a présenté aujourd’hui son deuxième gouvernement, qui comptera 16 ministères, soit un de moins que le précédent, et conservera treize des 17 ministres de l’exécutif sortant.
La prise de fonction du XXVe gouvernement constitutionnel aura lieu jeudi à 18h00, 18 jours après les élections, ce qui constitue le processus de formation de gouvernement le plus rapide des mandats présidentiels de Marcelo Rebelo de Sousa.