Les lésés du BANIF menacent d’intenter une action contre l’État pour indemnisation.

Les lésés du BANIF menacent d'intenter une action contre l'État pour indemnisation.

Cette information a été envoyée la semaine dernière au gouvernement et, selon le document, près de 3 000 victimes du Banif – une liste incluant l’Association des victimes du Banif (Alboa) – ont voulu informer l’État, le gouvernement et le Premier ministre « de l’intention des requérants de proposer une action en justice d’indemnisation contre eux pour […] au moins 242 millions d’euros ».

La résolution du Banif a eu lieu en décembre 2015, par décision du gouvernement et de la Banque du Portugal, et depuis lors, les victimes ont réclamé les indemnités résultant des pertes sur les investissements en produits financiers. Près de 10 ans plus tard, l’Alboa déclare qu’ils « ne revendiquent pas de privilèges ou de bénéfices quelconques, mais plutôt le respect de toutes les promesses publiques ».

La dernière réunion que les victimes ont eue avec le gouvernement a eu lieu avec l’exécutif de Luís Montenegro en juillet 2024, et à l’époque, l’association croyait qu’il y avait des conditions pour conclure une solution d’indemnisation d’ici la fin de l’année.

Cependant, rapportent maintenant les victimes dans la notification à l’État, des « centaines d’appels ont été passés » et « des centaines d’emails envoyés », et une nouvelle rencontre n’a jamais été fixée.

Une source proche du dossier a avancé à Lusa que les victimes du Banif estiment que le paiement de l’indemnisation de 242 millions d’euros « est une responsabilité du gouvernement » et que l’hypothèse de donner un délai de 30 jours « pour créer le fonds de récupération de créances qu’annonçait le Premier ministre António Costa » est également sur la table.

Dans la notification judiciaire envoyée par les victimes, il est également mentionné que la résolution du Banif « a entraîné le préjudice de milliers de victimes, dont la plupart sont peu scolarisées et dépourvues de toute littératie financière ».

Les victimes, en faisant confiance à la figure du gestionnaire de compte, peut-on lire dans le document, « ont perdu toutes leurs économies et ont connu des moments de pauvreté et de grande difficulté ».