Selon des données provisoires de l’Institut de la Conservation de la Nature et des Forêts (ICNF), cette superficie représente « 5,6% de la superficie totale des zones protégées » qui ont été touchées par des feux ruraux en 2025 et « 4,4% de la superficie totale du Réseau National des Aires Protégées (superficie terrestre) ».
Les flammes ont principalement affecté le Parc Naturel de la Serra da Estrela (PNSE) — où ont brûlé 9 302 hectares (ha), soit 10,4% de la zone protégée — et le Parc Naturel du Douro International — où les incendies ont consumé 9 199 ha (10,6%).
Ensemble, ces deux parcs concentrent plus de la moitié de la superficie totale consumée par le feu dans le Réseau National des Aires Protégées (RNAP).
Les données révèlent cependant que c’est le Paysage Protégé de la Serra do Açor qui a enregistré jusqu’à lundi le plus fort pourcentage de surface brûlée. Les 351 ha consumés par les flammes représentent 93,9% de cette zone protégée.
Dans le Paysage Protégé Régional de la Serra da Gardunha, le pourcentage est moindre, mais représente tout de même 41% de sa superficie. Au total, 4 346 ha ont brûlé.
Selon les données provisoires transmises à Lusa, dans le Parc National de Peneda-Gerês, 5 909 ha ont brûlé (8,5%) et dans le Parc Naturel de l’Alvão, 1 700 ha (23,5%).
Ont également été affectés le Parc Naturel de la Serra de São Mamede (841 hectares), le Parc Naturel Régional de la Vallée du Tua (783 ha), le Paysage Protégé Régional du Parc des Serras de Porto (673 ha) et le Parc Naturel de Montesinho (494 ha).
Interrogé sur l’impact de ces incendies sur le développement des Programmes Spéciaux des Aires Protégées (PEAP), l’ICNF précise que, face à l’incendie qui a débuté à Piódão et s’est propagé dans la nuit du 17 août au Parc Naturel de la Serra da Estrela, le PEAP du parc qui se trouve en Phase 1 — concernant l’Établissement de la Situation de Référence en développement — « sera mis à jour pour inclure les données des récents incendies ».
Selon cet organisme, l’incendie qui a frappé le Parc Naturel de la Serra da Estrela (PNSE) entre les 16 et 25 août « a affecté des communautés végétales d’importance écologique ».
La zone brûlée, qui inclut 41% de pinèdes de pin entouré, a nécessité de prioriser l’intervention dans ces zones de pinèdes pour aider à la stabilisation des sols et d’autres matériaux et dans d’autres zones de « maximale importance écologique » comme « zones de chênes, saulaies, arbutières, zones de buis, cervunais, piornales et bruyères hygrophiles, puisqu’il s’agit de zones de maximale importance écologique, certaines uniques et ayant une valeur identitaire du territoire affecté ».
Concernant le Parc National de Peneda-Gerês, il n’est pas prévu que le feu de juillet affecte la conclusion du Programme Spécial (prévue pour cette année encore), étant donné que la problématique est déjà identifiée comme l’une des « principales contraintes » de sa planification.
Toutefois, la création d’une zone d’intervention spécifique est envisagée, « à l’exemple de ce qui a été considéré dans le cas de la Forêt de Mezio, brûlée auparavant, qui établit un ensemble d’actions spécifiques pour la récupération et la restauration des habitats affectés ».
Selon l’ICNF, les récents incendies « n’ont pas affecté l’exécution des autres PEAP, dans la mesure où ceux-ci sont en phase d’élaboration du processus de reconduction à un programme spécial ».
Cependant, compte tenu de l’impact des feux ruraux sur les territoires affectés, en particulier dans le Parc Naturel de l’Alvão et le Parc Naturel du Douro International, cet organisme admet « que l’inclusion de Zones d’Intervention Spécifique, destinées à la promotion d’actions de récupération et de restauration des habitats, sera envisagée ».
Dans le Paysage Protégé de la Serra do Açor, où 93,9% de la zone protégée a brûlé, le récent incendie sera considéré dans la proposition de Programme d’Exécution, qui inclut déjà des mesures de récupération et de restauration des habitats et de prévention structurelle. Là encore, aucune modification significative de la proposition de Programme Spécial n’est prévue.
En août, trois des quatre programmes spéciaux pour les zones naturelles protégées, sous la tutelle de l’ICNF et en 2023 en « état avancé d’élaboration », restaient à conclure et un seul attendait approbation.
La transition de 20 des 25 Plans d’Ordonnancement des Aires Protégées (POAP) en Programmes Spéciaux, initiée en 2023, était à l’époque en phase d’élaboration de la proposition préliminaire, à quelques mois de la fin du délai fixé dans l’appel d’offres.
Les POAP établissent la politique de sauvegarde et de conservation qu’il est prévu d’instituer dans le Réseau National des Aires Protégées du continent, qui comprend 51 zones, parmi lesquelles un parc national, 13 parcs naturels, neuf réserves naturelles, deux paysages protégés et sept monuments naturels. Vingt-cinq d’entre eux ont un POAP en vigueur.
