Il y a eu une mise à jour très positive des accords conclus entre les municipalités et les paroisses, ce qui a permis l’élaboration d’actes de transfert de compétences dans le cadre de la décentralisation. Actuellement, nous nous rapprochons de la limite des accords entre municipalités et paroisses, car nous avons déjà environ 1 900 paroisses, 181 municipalités, et cela implique environ 182 millions d’euros qui sont transférés annuellement aux paroisses », a déclaré à Lusa Jorge Veloso, président de l’Anafre.
Selon Jorge Veloso, il ne resterait plus que « quatre ou cinq municipalités » à conclure ces contrats avec les conseils respectifs, compte tenu du fait qu’un univers de seulement 2 000 d’entre eux a déclaré être disponibles pour recevoir les compétences déléguées par les municipalités.
« Nous sommes convaincus que d’ici la fin du mandat [municipal, à l’automne], il est tout à fait possible que cette question soit résolue », a-t-il affirmé.
Selon l’Anafre, lors de la prochaine législature et du prochain mandat municipal, il sera nécessaire d’élargir les domaines de délégation de compétences pour les paroisses, selon les domaines prévus par la loi, accompagnés du financement adéquat.
« Nous souhaitons que de plus en plus, les paroisses puissent avoir des compétences propres dans divers domaines qu’elles n’ont pas pour le moment », a-t-il souligné.
Jorge Veloso a précisé que des compétences sont transférées dans des domaines tels que le nettoyage des voies, des espaces verts et des jardins, et le nettoyage des bâtiments, mais la loi prévoit que les paroisses puissent remplir des tâches dans 17 ou 18 domaines, dont beaucoup sont en attente.
« Tout ce qui concerne les recettes propres des municipalités, elles ont beaucoup de mal [à déléguer], comme c’est le cas des licences disponibles. (…) Tout ce qui constitue une recette extraordinaire pour les municipalités, elles ont quelque difficulté à le transférer aux paroisses », a-t-il ajouté.
Le maire a souligné que le montant global de 182 millions d’euros transféré annuellement aux paroisses par la Direction générale des collectivités locales (DGAL) provient d’une somme retirée des budgets des municipalités, car celles-ci cessent d’exercer ces compétences, et c’est ce qui, parfois, retarde l’acceptation des accords par les municipalités.