Selon les informations des services douaniers de Chine, les marchandises vendues aux marchés lusophones jusqu’en août ont atteint 57,6 milliards de dollars (49,8 milliards d’euros).
Ce montant représente une baisse de 1,4 % par rapport à la même période de 2024, année où les exportations chinoises vers ces pays avaient établi un nouveau record de 85,5 milliards de dollars (73,9 milliards d’euros).
Les données compilées et publiées mercredi par le Forum pour la coopération économique et commerciale entre la Chine et les pays lusophones (Forum de Macao) révèlent que le Brésil a été la principale raison de cette baisse.
Malgré une diminution annuelle de 5,3 %, le Brésil reste le plus grand acheteur du bloc lusophone, avec des marchandises chinoises atteignant 46,9 milliards de dollars (40,5 milliards d’euros).
En deuxième position – et dans la tendance inverse – se trouve le Portugal, dont les importations en provenance de Chine ont augmenté de 8 % pour atteindre 4,52 milliards de dollars (3,91 milliards d’euros).
L’Angola a également acheté à la Chine des produits d’une valeur de 3,4 milliards de dollars (2,94 milliards d’euros) jusqu’en août, soit une augmentation de près des deux tiers (64,4 %).
À l’inverse, les exportations des pays lusophones vers la Chine ont chuté de 11,3 %, atteignant 86,6 milliards de dollars (74,9 milliards d’euros) sur les huit premiers mois.
Selon les données officielles, il s’agit de la valeur la plus basse pour la période de janvier à août depuis 2020, au début de la pandémie de COVID-19.
La baisse est principalement due au Brésil – de loin le plus grand fournisseur lusophone du marché chinois – dont les ventes ont diminué de 10,9 % à 72,6 milliards de dollars (62,8 milliards d’euros).
De plus, le deuxième plus grand partenaire commercial chinois du bloc lusophone, l’Angola, a vu ses exportations baisser de 13,1 %, à 10,5 milliards de dollars (9,04 milliards d’euros).
Les ventes de marchandises du Portugal vers la Chine ont diminué de 6,9 % pour atteindre 1,94 milliard de dollars (1,68 milliard d’euros).
En fait, sept des neuf pays lusophones ont vu leurs exportations vers le marché chinois diminuer.
Les ventes du Mozambique vers le marché chinois ont chuté de 5,2 %, à 1,1 milliard de dollars (946,5 millions d’euros), tandis que les exportations de la Guinée équatoriale ont diminué de près de moitié (44,6 %), pour atteindre 464,9 millions de dollars (401,8 millions d’euros).
Les expéditions du Cap-Vert ont diminué de 87,5 %, bien que le pays n’ait vendu qu’environ deux mille dollars (près de 1 730 euros) de marchandises, tandis que les exportations du Timor-Leste ont diminué de 72,2 %, à 139 000 dollars (119 000 euros).
La seule exception a été Sao Tomé et Principe, dont les ventes ont été multipliées par neuf, atteignant 44 000 dollars (38 000 euros).
En revanche, la Guinée-Bissau n’a exporté aucune marchandise vers la Chine au cours des huit premiers mois de 2025, tout comme au même période de l’année précédente.
La Chine continue d’enregistrer un déficit commercial avec le bloc lusophone, qui a atteint 29 milliards de dollars (25 milliards d’euros) au cours des huit premiers mois de 2025.
Au total, les échanges commerciaux entre les pays lusophones et la Chine ont atteint 144,3 milliards de dollars (124,7 milliards d’euros), soit 7,6 % de moins que pour la même période de l’année précédente.
