Les entrepreneurs veulent un régime spécial pour les micro-entreprises et une exonération dans le OE2026.

Les entrepreneurs veulent un régime spécial pour les micro-entreprises et une exonération dans le OE2026.

À la sortie de la réunion de concertation sociale, qui a vu la participation du ministre des Finances, le président de la CIP a indiqué que la confédération présentera prochainement un document avec des contributions pour le budget de l’État 2026, dans le cadre de l’« unité de mission constituée en mars ». Parmi les diverses mesures, elle proposera la création d’un « régime spécial pour les microentreprises visant à simplifier les procédures de taxation ».

« Nous ne parlons pas d’exonération, nous parlons [de proposer] de simplifier les procédures de taxation », a insisté Armindo Monteiro, rappelant que « la majeure partie de l’impôt sur les sociétés est payée par les petites, moyennes et grandes entreprises » et que « les microentreprises, en termes d’impôt sur les sociétés, génèrent très peu de chiffre d’affaires et contribuent également très peu ».

Le président de la Confédération des Agriculteurs du Portugal (CAP) a pour sa part indiqué qu’il proposera de respecter une mesure prévue dans l’accord de valorisation salariale signé en octobre de l’année dernière et « qui figure dans le programme du gouvernement », afin qu’il y ait une « exonération de taxation sur les fonds communautaires », ainsi que deux autres mesures pour faire face au manque de main-d’œuvre des entreprises.

Dans ce contexte, la CAP souhaite d’une part une exonération « de taxation et de Sécurité Sociale » sur les heures supplémentaires, jusqu’à une limite de 200 heures annuelles, afin de créer « un stimulus beaucoup plus fort » pour le travailleur à effectuer des heures supplémentaires, et d’autre part, que les jeunes agriculteurs « soient exemptés d’impôt sur le revenu et de cotisation à la Sécurité Sociale », a expliqué Álvaro Mendonça e Moura.

De son côté, le président de la Confédération du Tourisme du Portugal (CTP) a défendu une réduction de la charge fiscale, notamment en matière d’impôt sur les sociétés, et a souhaité laisser quelques remarques sur le tourisme.

Francisco Calheiros a rappelé, d’une part, que la CTP « est plus partisane de la privatisation à 100% de la TAP » et, d’autre part, concernant le nouvel aéroport, malgré le fait que la confédération soit « très sceptique, il a rappelé qu’il y a « toute une série de questions à prendre en compte », comme « amener l’eau, y amener l’électricité, la troisième traversée du Tage, le chemin de fer, etc., qui sont des investissements publics et devraient figurer dans le budget », a-t-il souligné.

La Confédération du Commerce et des Services du Portugal (CCP) a remis en mains propres au ministre des Finances un ensemble de propositions, qui incluent la réduction du taux d’impôt sur les sociétés pour les petites et moyennes entreprises (PME) à 15% jusqu’aux premiers 100 000 euros de bénéfice, la réduction des taxations autonomes ou des ajustements aux incitations à la capitalisation des entreprises.

Du côté des centrales syndicales, le secrétaire général de l’UGT a indiqué que la centrale syndicale tiendra une réunion jeudi avec son secrétariat national, où, entre autres sujets, elle présentera sa proposition pour le salaire minimum national pour 2026.

Le secrétaire général de la CGTP, Tiago Oliveira, a déclaré avoir fait appel au ministre des Finances pour la nécessité de « valorisation des services publics », ainsi que des salaires et des carrières, soutenant que le budget doit « avoir pour responsabilité de répondre à ces besoins ».