« Le PESOE définit les principaux objectifs économiques, sociaux et de politique financière de l’État, identifie la prévision des recettes à percevoir, ainsi que les actions et ressources nécessaires à sa mise en œuvre », a déclaré Inocêncio Impissa, porte-parole du Conseil des ministres, après une session de l’organe à Maputo.
Le PESOE, qui doit encore être soumis au parlement, est évalué à un total de 512,7 milliards de meticais (7 milliards d’euros).
Selon Inocêncio Impissa, parmi les principaux postulats macroéconomiques qui sous-tendent le PESOE de 2025 figure une croissance du PIB de 2,9 % et un taux d’inflation annuel moyen d’environ 7 %.
Dans le PESOE, les perspectives des autorités mozambicaines indiquent également des recettes d’une valeur de 385,8 milliards de meticais (5,3 milliards d’euros).
« Le gouvernement fait le maximum qu’il peut (…) Lundi encore, le Président disait qu’il était possible pendant ces cent premiers jours de faire des omelettes sans œufs », a déclaré Impissa, faisant allusion au fait que l’exécutif, pris ses fonctions en janvier, s’appuie encore sur des budgets reconduits de 2024.
Lors de la session d’aujourd’hui, l’exécutif mozambicain a également examiné le Compte général de l’État pour l’exercice 2024, soulignant une augmentation du `stock´ de la dette publique, qui s’élève à 1,1 billion de meticais (15 milliards d’euros), soit l’équivalent de 76,9 % du PIB.
« On constate qu’en 2024, le `stock´ de la dette publique garantie a augmenté de 75,5 milliards de meticais (un peu plus d’un milliard d’euros) », a-t-il déclaré.
Les recettes perçues par l’État mozambicain en 2024 étaient en dessous de l’objectif, s’élevant à environ 344,8 milliards de meticais (5,1 milliards d’euros), mais les dépenses étaient également inférieures aux prévisions budgétaires, selon les données présentées aujourd’hui par le gouvernement.
La collecte de recettes par l’État a atteint 89,9 % de l’objectif, alors qu’en 2023, elle avait atteint 91,8 % des objectifs pour cette année-là, selon les données avancées par le gouvernement en janvier.