Les comptes de l’État ont un excédent de 0,7 % en 2024 et dépassent l’objectif du gouvernement.

Les comptes de l'État ont un excédent de 0,7 % en 2024 et dépassent l'objectif du gouvernement.

Les comptes de l’État ont enregistré un excédent de 0,7% au cours de l’année se terminant au quatrième trimestre de 2024, selon les données publiées ce mercredi par l’Institut National de Statistique (INE)..

« Le solde positif des Administrations Publiques (AP), en pourcentage du PIB, s’est établi à 0,7% pour l’année se terminant au quatrième trimestre de 2024, identique à celui observé le trimestre précédent (1,2% en 2023) », peut-on lire dans le communiqué de l’INE.

Cette évolution trimestrielle est due à une augmentation des dépenses (0,9%) similaire à celle des recettes (0,9%). Dans les recettes de l’État, il convient de noter que les recettes courantes ont augmenté de 1,3%, ce qui « reflète des hausses de tous ses composants, à l’exception des impôts sur le revenu et le patrimoine (-2,2%) », en raison de l’application de nouvelles tables de retenue à la source de l’IRS.

En ce qui concerne les dépenses, l’INE a souligné une augmentation de 2,1% des dépenses courantes et une diminution de 11,1% des dépenses en capital.

Les résultats annuels relatifs aux comptes des AP sont également analysés dans la première notification de la Procédure de Déficits Excessifs, également publiée aujourd’hui, qui indique que les AP ont eu un solde positif de 1 994,2 millions d’euros en 2024.

Dans le calcul du solde selon la perspective des Comptes Nationaux, il est nécessaire d’effectuer des ajustements aux résultats obtenus en comptabilité publique, ce qui comprend des ajustements dans des catégories telles que le paiement de dépenses déjà enregistrées en 2023, avec un impact sur le solde des comptes nationaux.

Sont en cause « 117 millions d’euros associés à la conversion d’actifs par impôts différés (DTA) de Novo Banco en crédit d’impôt remboursable; la décision du Tribunal Suprême Administratif qui a ordonné le paiement de 227,6 millions d’euros par l’État à EDP – Energias de Portugal, en tant que remboursement du montant payé en 2009 pour les droits d’exploitation de la concession du barrage de Fridão, dont la construction n’a pas eu lieu et l’allocation supplémentaire de fonds au Système Électrique National (SEN) pour la réduction des tarifs d’électricité (200 millions d’euros) ».

C’est le troisième excédent budgétaire enregistré en démocratie, après le solde de 0,1% obtenu par Mário Centeno en 2019 et de 1,2% par Fernando Medina en 2023.

L’excédent de cette année, atteint sous la direction de Joaquim Miranda Sarmento, est donc inférieur à celui obtenu en 2023, en raison d’une augmentation des dépenses (7,6%) plus significative que celle observée pour les recettes (6,3%).

Quant au solde primaire, correspondant au solde global net de dépenses en intérêts, « il était positif, comme en 2023, bien qu’avec une réduction de 904 millions d’euros par rapport à l’année précédente ».

[Mise à jour de l’information à 11h59]