L’analyse, menée conjointement avec des organisations telles que Reclaim Finance, WWF, Urgewald et Rainforest Action Network, « montre que les 65 plus grandes banques (…) ne sont pas sur la bonne voie pour financer la transition énergétique », ont souligné ses auteurs.
À l’échelle mondiale, les principales institutions bancaires (HSBC, JP Morgan, Santander, etc.) ont mis à disposition 1 368 milliards de dollars de financement pour des sources d’énergie telles que l’éolienne et le solaire au cours de la période, comparé à plus du double (3 285 milliards de dollars) pour les combustibles fossiles.
Autrement dit, pour chaque dollar dépensé en financement de combustibles fossiles, seulement 42 centimes sont dédiés à la transition énergétique.
Cette proportion est loin d’être en ligne avec les recommandations de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), selon les ONG, ni avec les ambitions de l’Accord de Paris de 2015, qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à limiter le réchauffement climatique.
L’étude a utilisé le cadre des soi-disant sources d’énergie durables, un terme plus restrictif que la catégorie des énergies renouvelables, selon Reclaim Finance, car il exclut, par exemple, la bioénergie ou certains projets hydroélectriques.
Cela peut expliquer les divergences avec les propres données des banques, lorsqu’elles les publient.
