Les activités de soutien à la famille ne peuvent pas remplacer les cours les jours de grève.

L’inspection générale de l’éducation et de la science (IGEC) a été sollicitée par la Fédération nationale des enseignants (Fenprof) pour clarifier la situation des Activités d’animation et de soutien à la famille (AAAF) et de la Composante de soutien à la famille (CAF) pendant les périodes de grève.

Dans sa réponse, à laquelle l’agence Lusa a eu accès, l’IGEC précise que ces activités, instaurées pour garantir la prise en charge des enfants de la maternelle et du premier cycle en dehors des périodes scolaires et souvent promues par les municipalités ou les associations de parents, « ne peuvent être utilisées pour contourner ou minimiser les effets que la grève pourrait avoir ».

Concrètement, cela signifie que la période des activités de soutien à la famille ne peut être étendue pour couvrir les périodes durant lesquelles les élèves auraient normalement cours les jours de grève des enseignants ou du personnel non enseignant.

L’IGEC explique que les AAAFC et la CAF ne peuvent être organisées « qu’avant ou après les périodes prévues pour les activités éducatives ou d’enseignement et pendant les périodes d’interruption (…) prévues dans le calendrier scolaire », c’est-à-dire, pendant les vacances scolaires, excluant les situations de grève.

Pour cette raison, seules les activités déjà prévues à la date à laquelle la grève a été déclenchée peuvent être maintenues.

Une décision en sens contraire pourrait, en pratique, constituer une « tentative de neutralisation des effets de la grève », en violation du Code du travail, prévient l’IGEC.

« Si les AAAF et la CAF sont organisées dans des espaces scolaires, il sera nécessaire de s’assurer que la grève n’affecte pas les conditions d’accès et de fréquentation de ces espaces en toute sécurité », ajoute l’inspection générale.

Dans un communiqué, la Fenprof se félicite de la position de l’IGEC, qu’elle considère comme « une victoire incontestable pour les éducateurs, les enseignants et pour le respect du droit de grève », après plusieurs dénonciations émanant des représentants des enseignants.

Selon la Fenprof, les techniciens des AAAFC et de la CAF recevaient, dans de nombreux cas, un paiement supplémentaire des parents et tuteurs pour travailler pendant les grèves dans les écoles, se substituant ainsi aux professeurs.

« La Fenprof appelle tous les responsables – directions, municipalités, institutions – à respecter scrupuleusement cette position de l’IGEC, mettant fin immédiatement à des pratiques illégales et atteintes aux droits des travailleurs », indique la fédération dans un communiqué ».