Le responsable, lors d’une audition devant la commission de l’Agriculture, a affirmé que la « décision est légale et il n’y a rien qui remette en cause l’accord ».
Auparavant, José Manuel Fernandes avait déjà exprimé sa compréhension que ceux qui aiment être ‘fièrement seuls’ ne peuvent jamais être en faveur de cet accord, ni en faveur d’une économie ouverte.
Le ministre a souligné que l’accord UE/Mercosur protège les agriculteurs avec des clauses de sauvegarde, de contrôle et de réciprocité qui n’existent pas actuellement dans les importations, ni dans aucun autre accord.
Le responsable a rappelé que le Mercosur est « une opportunité que le Portugal ne peut pas perdre et qui permet d’augmenter le revenu des agriculteurs ».
« Nous aurons désormais un marché de 270 millions de consommateurs dont 212 millions parlent portugais, avec le Brésil. Le vin, l’huile d’olive, les fromages, les fruits et légumes sont quelques exemples où nous pouvons fortement augmenter nos exportations. Cela apporte également stabilité et prévisibilité », a-t-il souligné.
L’accord entre le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay a nécessité plus de 25 ans de négociations et crée la plus grande zone de libre-échange au monde, à un moment de protectionnisme global croissant.
Lors de l’audition, le ministre a déclaré que la priorité est claire : « d’abord sauvegarder les producteurs portugais, et ensuite seulement potentier les opportunités ».
José Manuel Fernandes a également conclu que le Mercosur va stimuler les exportations portugaises, tout en renforçant que les normes européennes ne sont pas négociables, donc tout ce qui entre sur le marché européen doit se conformer aux règles de l’UE en termes de santé et de phytosanité, garantissant une protection de la santé et une concurrence équitable.
Le Parlement Européen (PE) a approuvé aujourd’hui à la majorité de dix voix l’envoi de l’accord entre l’Union Européenne (UE) et le Mercosur à la Cour de justice européenne pour vérifier sa compatibilité avec la législation communautaire.
La résolution a été approuvée par les eurodéputés avec 334 votes pour, 324 contre et 11 abstentions, sur 669 votes validés.
