Lors d’une conférence de presse réagissant aux données publiées aujourd’hui par l’INE, révélant que le Portugal a enregistré un excédent de 0,7 % de son produit intérieur brut (PIB) en 2024, le ministre a été interrogé sur la possibilité d’augmenter les investissements dans la Défense. Il a souligné que le plan budgétaire à moyen terme soumis à Bruxelles prévoit une augmentation des dépenses de Défense jusqu’à 2 % du PIB d’ici 2029.
« Évidemment, il y a une certaine marge pour avancer, d’autant plus que les règles budgétaires seront assouplies, ce dont le Portugal pourra également bénéficier », a admis Joaquim Miranda Sarmento. Il a également précisé qu' »une nouvelle réunion de l’OTAN est prévue en juin pour actualiser les plans de chaque pays ».
Néanmoins, le ministre a averti que « cet engagement accru envers la Défense ne doit pas compromettre l’équilibre budgétaire et l’objectif du gouvernement de maintenir des excédents autour de 0,3 % ou 0,2 % du PIB ».
Il est donc nécessaire, d’une part, de « répondre au besoin de dépenser davantage pour la Défense » et, d’autre part, de préserver « l’équilibre budgétaire et la réduction de la dette publique ».
La Commission Européenne souhaite avancer avec son plan de 800 milliards d’euros pour la défense dans l’Union Européenne, qui prévoit que les États membres de l’UE pourront activer la clause de sauvegarde nationale d’ici avril (ce qui leur permettrait de dépenser sans risquer des procédures pour déficit excessif) et adopter rapidement le règlement sur le renforcement des armements et de la fabrication européens.
Concernant le financement, le prochain budget communautaire à long terme devrait inclure un cadre global et solide de soutien à la défense de l’UE, a demandé la Commission Européenne, tout en étant réticente à avancer avec une émission de dette conjointe, selon des sources communautaires contactées par Lusa.