Dans une analyse des programmes électoraux publiée aujourd’hui, la SEDES souligne la nécessité de réformes structurelles pour assurer la croissance économique et la convergence européenne. Les politiques pour y parvenir doivent être identifiées et quantifiées.
« Sans ces conditions, les projections et objectifs formulés ne seront que des exercices volontaristes sans effets pratiques », souligne-t-elle.
Par ailleurs, l’association considère que les risques présentés par le contexte géopolitique actuel pour la performance de l’économie internationale « devraient également être pris en compte, non seulement dans la quantification des objectifs, mais surtout dans l’identification des politiques d’ajustement qui seront adoptées au cas où ces risques se concrétiseraient », un aspect qui « n’est pas clairement exprimé dans les programmes présentés ».
En ce qui concerne les impôts, il y a des propositions que la SEDES considère aller dans le bon sens, comme la simplification des impôts, la réduction de la pression fiscale sur les familles et les entreprises, et l’élimination (immédiate ou progressive) de la progressivité de l’IRC. Toutefois, « il est également proposé la création de nouveaux avantages fiscaux et de nouvelles situations spéciales qui nuisent aux objectifs de cohérence et de simplicité préconisés ».
Dans l’évaluation générale des programmes électoraux, la SEDES note ainsi qu’il n’a pas toujours été assuré la cohérence entre certaines des mesures proposées et les grands objectifs des politiques.
Compte tenu de cette analyse, l’association a élaboré un ensemble de recommandations qui nécessitent des réformes en vue de la croissance économique et de la convergence européenne, ainsi qu’une politique budgétaire priorisant la réduction de la dette publique.
La SEDES soutient également qu’une réforme fiscale « profonde et intégrée, menée par une commission technique indépendante, est nécessaire comme condition pour la simplification, la justice fiscale et le stimulant à l’investissement », évitant des modifications isolées.
Pour la politique de logement, l’association recommande une approche davantage centrée sur l’offre et les biens immobiliers existants, notamment par le renforcement de l’offre publique à partir du patrimoine déjà détenu par l’État.
Dans le domaine des réformes, il est également regretté l’absence de propositions robustes pour l’administration publique, en particulier pour la simplification législative et la révision des processus de sélection et de rémunération des hauts dirigeants publics et du secteur entrepreneurial de l’État.