L’économie a financé l’extérieur à hauteur de 2,4 % du PIB au cours de l’année se terminant en juin.

L'économie a financé l'extérieur à hauteur de 2,4 % du PIB au cours de l'année se terminant en juin.

« À la fin du deuxième trimestre de 2025, l’économie portugaise a financé l’étranger à hauteur de 2,4% du PIB », indique la BdP dans un communiqué publié aujourd’hui sur les interconnexions entre les secteurs dans les comptes nationaux financiers, ce qui représente une réduction par rapport aux 2,6% annoncés il y a trois mois.

 

Les particuliers, le secteur financier et les administrations publiques ont présenté, respectivement, des capacités de financement de 4,4%, 1,3% et 0,7% du PIB, tandis que les entreprises non financières ont été « le seul secteur non résident à présenter un besoin de financement », à hauteur de 3,9% du PIB.

Les particuliers ont eu la plus grande capacité de financement et ont financé tous les autres secteurs — notamment le secteur financier.

En termes nets, le financement des particuliers au secteur financier représentait 1,6% du PIB, une variation à laquelle a contribué notamment l’augmentation des dépôts et l’investissement dans les régimes d’assurance et dans les actions ou autres participations, « partiellement compensé par l’augmentation des prêts obtenus, notamment à des fins d’habitation ».

À son tour, le secteur financier a financé, en termes nets, le reste du monde et les entreprises non financières.

Le financement net pour le reste du monde représentait 2,6% du PIB, « réflétant l’achat de titres de dette émis à l’extérieur (9,6% du PIB), partiellement compensé par l’augmentation des dépôts de non-résidents auprès des banques résidentes (7,0% du PIB) ».

Les administrations publiques ont, pour leur part, financé en termes nets le secteur financier et l’étranger à hauteur de 1,5% et 1,0% du PIB, la première variation étant attribuée à la réduction des titres de la dette publique dans le portefeuille des banques et à l’augmentation des dépôts dans celles-ci, et la seconde à l’accroissement des investissements auprès de non-résidents.

Le financement des administrations publiques par les particuliers représentait 0,3% du PIB, en grande partie grâce à l’intérêt pour les certificats d’épargne.

Le reste du monde a financé les entreprises non financières à hauteur de 2,1% du PIB en termes nets, la BdP soulignant l’investissement dans le capital des entreprises non financières (2,5% du PIB) et dans les titres de dette émis par ces entreprises (1,5% du PIB). La banque centrale indique que ces effets « ont été partiellement compensés par l’investissement des entreprises dans les actions et autres participations de sociétés non résidentes (1,2% du PIB) ».

La BdP a également analysé l’évolution du secteur financier au cours des 15 dernières années, soulignant une diminution du stock d’actifs financiers et de passifs consolidés en pourcentage du PIB en raison de la croissance de l’économie au cours de cette période.

« Le secteur financier, assumant une fonction d’intermédiation financière dans l’économie, a enregistré des actifs financiers nets proches de zéro », précise le communiqué de la BdP.

La BdP note que l’étranger constituait, à la fin du deuxième trimestre, « le principal secteur de contrepartie » du secteur financier, augmentant son poids à 43% du stock total.

À son tour, les entreprises non financières, bien que moins significatives qu’à la fin de juin 2010, « étaient le deuxième secteur avec le plus grand poids dans le stock total (25%) ».

Du côté des passifs, le poids du financement obtenu par le secteur financier auprès des particuliers, des entreprises non financières et des administrations publiques a augmenté, celui de l’extérieur s’étant réduit.

Selon la BdP, à la fin du deuxième trimestre de cette année, les particuliers étaient le principal bailleur de fonds du secteur financier, représentant 40% du stock total de son passif.