Le velório d’Eduardo Gageiro a lieu jeudi, à Sacavém.

Le velório d'Eduardo Gageiro a lieu jeudi, à Sacavém.

Les funérailles auront lieu vendredi à 11h00, au cimetière de Sacavém, dans la commune de Loures.

 

Eduardo Gageiro, né à Sacavém en 1935, laisse un vaste fonds d’œuvres retraçant les réalités politiques, sociales et culturelles du pays, les modes de vie et diverses personnalités, dans un registre historique allant des années 1950 à aujourd’hui.

Durant la dictature, il a capturé des images des conditions de pauvreté dans lesquelles vivait une grande partie de la population portugaise, confrontant plusieurs fois les autorités de l’époque, et a même été arrêté par la PIDE, la police politique, pour ses images gênantes pour le régime.

Employé de bureau à la Fábrica de Loiça de Sacavém, entre 1947 et 1957, « il a côtoyé quotidiennement peintres, sculpteurs et ouvriers d’usine, qui l’ont influencé dans sa décision de se lancer dans le photojournalisme », peut-on lire dans la biographie disponible sur son site (http://www.eduardogageiro.com/).

Gageiro a publié sa première photographie à 12 ans dans le Diário de Notícias, « en couverture de première page », débutant ainsi sa carrière de reporter au Diário Ilustrado en 1957.

Pendant sa carrière, il a travaillé pour les magazines O Século Ilustrado, Eva, Almanaque, Match Magazine, a été correspondant de l’agence Associated Press au Portugal, rédacteur en chef du magazine Sábado et a exercé une longue activité en tant que ‘freelancer’.

Eduardo Gageiro a été décoré comme commandeur de l’Ordre de l’Infante D. Henrique et chevalier de l’Ordre de Léopold II, en Belgique.

Parmi les distinctions de sa carrière, on compte le World Press Photo en 1975, pour une image d’António de Spínola, dans la clairvoyance de la défaite imminente, avec le passage de l’Histoire.

Maître Photographe Honoraire de l’Association des Photographes Professionnels depuis 2009, il est le seul Portugais à avoir une photo en exposition permanente à la Maison de l’Histoire Européenne, à Bruxelles, depuis 2014, indique sa biographie.

Au début de cette année, la mairie de Torres Vedras a acquis le fonds du photographe, qu’elle avait déjà en garde et en conservation.

Jusqu’au 13 septembre, l’exposition « Pela Lente da Liberdade », issue de ce fonds, est visible à la Galerie Municipale de Torres Vedras.