Dans un communiqué, le Sinapol a annoncé aujourd’hui avoir remporté une action en justice contre le MAI, demandant que « les contraintes imposées par la Police de Sécurité Publique » (PSP) sur les congés et les jours de repos des agents soient « abolies une fois pour toutes ».
Cette action concernait notamment « l’autorisation de prendre des congés pour seulement 20 % du personnel de chaque sous-unité, la prise de congés les jours ouvrables, ainsi que la question de la présentation les jours de repos ».
Le syndicat envisage désormais une rencontre avec la Direction Nationale de la PSP pour « savoir diplomatiquement » si l’institution est « ouverte ‘à rendre’ les jours de congé qu’elle a illégalement empêché les policiers de prendre, dans le cas des congés jusqu’à cinq jours, sachant que depuis 2009, la PSP insiste sur la formule selon laquelle ces jours sont consécutifs et non ouvrables, en violation flagrante de la législation en vigueur sur cette question ».
Si la PSP ne souhaite pas « résoudre la question par le dialogue », le syndicat envisage une nouvelle action en justice, où sera exigée « la restitution des jours de congé retirés aux professionnels de la PSP, ainsi qu’une demande d’indemnisation civile d’un montant d’un million d’euros ».
Le Sinapol a ajouté que l’indemnisation sera répartie entre « tous les professionnels lésés », dans le but de « compenser les dommages causés à ceux qui ont été privés du droit à des congés les jours ouvrables ».
En réponse à Lusa, la PSP a indiqué ne pas avoir été « légalement notifiée de la décision », en ayant eu connaissance « uniquement par l’intermédiaire de ses mandataires dans le dossier » et qu’elle « évalue actuellement le sens de cette décision, en vue de la possibilité d’interjeter ou non appel ».
« De toute façon, le directeur national de la PSP se réunira avec la direction du Sinapol sur ce sujet », a ajouté la PSP dans une note envoyée à Lusa.
Contacté par Lusa, le président du Sinapol, Armando Ferreira, a déclaré qu’il avait déjà officiellement demandé une rencontre avec la direction nationale de la PSP.
[Article mis à jour à 19h18]