Le syndicat défend un « renforcement des sanctions » contre les élèves indisciplinés.

Le Sindicato National des Professeurs Diplômés des Instituts Polytechniques et Universités (SPLIU) a déclaré qu’il incombera au prochain ministre de l’Éducation de « compléter ce que la loi établit maintenant dans un cadre strictement légal et pénal, en révisant le statut de l’étudiant, notamment par le renforcement des mesures correctives et l’aggravation des sanctions contre les étudiants qui sont systématiquement des agents actifs de l’indiscipline et/ou pratiquent le ‘harcèlement’ envers les professeurs ».

La loi qui consacre l’agression envers les professeurs comme un crime public, aggravant les peines applicables, est entrée en vigueur vendredi dernier. Toutefois, le syndicat, bien qu’il se félicite de cette mesure, estime que ce nouveau cadre pénal « ne suffira pas, en soi, à réduire ou atténuer les effets nocifs de l’indiscipline et du ‘harcèlement’ systématique auxquels les professeurs sont soumis dans les écoles, et en dehors, généralement lors des moments précédant les agressions ».

Le SPLIU juge également nécessaire de promouvoir des actions de sensibilisation, d’information et d’éclaircissement auprès des parents et des tuteurs, « visant à changer leurs attitudes et comportements envers les professeurs ».

Selon la nouvelle loi, les professeurs, médecins, gardiens de prison, fonctionnaires de l’Autorité fiscale et douanière et de l’Autorité fiscale et douanière de la Région autonome de Madère, ainsi que les contrôleurs de transports en commun sont également exempts de frais judiciaires lorsqu’ils sont victimes d’offenses dans l’exercice de leurs fonctions, comme c’était déjà le cas pour les policiers et autres membres des forces de sécurité.