Le service de transport flexible est « très adaptable » et favorise l’inclusion.

Le transport flexible se caractérise par une grande variété de services de transport reposant sur la flexibilité de l’offre, visant à mieux s’adapter à la demande, incluant des taxis collectifs, des mini-autobus, entre autres.

 

L’étude « Service Public de Transport de Passagers Flexible au Portugal », présentée aujourd’hui à Lisbonne, dresse un diagnostic sur la mise en œuvre du TPF à l’échelle nationale et formule un ensemble de recommandations pour son amélioration, en se basant sur l’analyse et l’évaluation de la prestation dans quatre communautés intermunicipales (CIM) : Région de Leiria, Région de Coimbra, Viseu Dão Lafões et Médio Tejo, toutes situées dans la région Centre.

Il est mentionné que les services de TPF présentent une flexibilité selon les besoins des utilisateurs et favorisent une réponse rapide et personnalisée, ainsi que l’accessibilité et l’inclusion sociale de la population résidant dans les zones à faible densité ou difficilement accessibles aux autobus de plus grande taille.

Ainsi, l’existence de ce service réduit l’inégalité d’accès aux transports publics entre les zones urbaines et non urbaines, pouvant également être intégré avec des systèmes de transport régulier, routiers ou ferroviaires, notamment dans « la première et dernière étape des voyages ».

Selon le document, il s’agit d’un réseau « facilement extensible » qui « implique l’allocation de ressources financières relativement faibles », de sorte que les coûts ne représentent pas « un obstacle significatif à sa mise en œuvre ».

Dans certains cas, indique l’étude, ce service peut même contribuer à réduire les coûts opérationnels des transports publics, en remplaçant des lignes de transport régulier à faible demande par des lignes avec service à la demande et des véhicules à capacité adaptée à la demande.

En optimisant les parcours et leur réalisation uniquement lorsque la demande existe, il favorise l’efficacité dans l’utilisation des ressources et permet la viabilité du secteur des taxis dans les zones à faible densité, puisqu’ils peuvent être l’un des prestataires du service.

D’après l’étude, le TPF favorise la réduction de l’utilisation du transport individuel, contribuant ainsi à une plus grande durabilité environnementale.

Il est souligné que les autorités de transport et les opérateurs doivent « agir ensemble pour créer une véritable ‘mobilité durable’ à travers un système de transport multimodal, harmonieux et durable », dans lequel les solutions de TPF doivent être pleinement intégrées.

La « durabilité et l’efficacité énergétique » des TPF doivent être une préoccupation, avec la priorité donnée aux flottes écologiques, conseille-t-on dans l’analyse.

Les données de l’étude suggèrent également qu’il doit exister « une vérification périodique et systématique de toutes les obligations contractuelles », notamment des performances opérationnelles et de qualité, ainsi qu’un « contrôle périodique sur le terrain pour vérifier le respect des obligations/réglementations des services contractuels avec les opérateurs ».

Concernant le cadre légal et institutionnel, il est préconisé de promouvoir des programmes de financement pour les nouveaux systèmes de TPF, leur numérisation, ainsi que pour la durabilité et l’efficacité énergétique, « en promouvant une distribution plus équitable des coûts et des investissements sur tout le territoire ».

Il est également préconisé de promouvoir une plus grande flexibilité dans les règles de passation des marchés publics, ainsi que dans le reporting d’informations, en tenant compte des spécificités des entrepreneurs individuels et du régime du secteur du taxi, afin que le TPF « attire et ne repousse pas ces ressources ».