Le président mozambicain promulgue le Budget de l’État pour 2025.

Dans un communiqué, la Présidence de la République indique que la décision a été prise après vérification, par le chef de l’État, de la conformité de la loi du Plan Économique et Social et Budget de l’État (PESOE) de 2025 avec la Loi Fondamentale.

Les députés mozambicains du Frelimo et de Podemos ont approuvé le 10 mai, de manière définitive, la proposition de loi du PESOE 2025, d’un montant de 512,749 millions de meticais (7,107 millions d’euros).

Le PESOE a été approuvé avec 193 voix en faveur de la Frente de Libertação de Moçambique (Frelimo) et du Povo Optimista para o Desenvolvimento de Moçambique (Podemos) et 23 voix contre de la Resistência Nacional Moçambicana (Renamo) et du Movimento Democrático de Moçambique (MDM).

Dans le document, le gouvernement prévoit pour 2025 une croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) de 2,9 % (1,9 % en 2024), un taux d’inflation moyen annuel de 7 %, des exportations de biens d’une valeur de 8,431 millions de dollars (environ 7,379 millions d’euros) et des réserves internationales brutes de 3,442 millions de dollars (environ 3,045 millions d’euros), équivalentes à 4,7 mois de couverture des importations de biens et services, en excluant les mégaprojets.

Les recettes de l’État pour l’année entière devraient atteindre plus de 385,871 millions de meticais (5,347 millions d’euros), ce qui équivaut à 25 % du PIB, et les dépenses totales s’élèveraient à 512,749 millions de meticais (7,107 millions d’euros), ce qui correspond à 33,2 % du PIB, générant un déficit budgétaire de 8,2 %.

Au parlement, Podemos, désormais leader de l’opposition mozambicaine, a voté en faveur, étant conscient que le PESOE est important pour la stabilité et le bien-être de la population.

« Nous ne le faisons pas par complaisance, mais par espoir, non par reddition, mais par responsabilité (…) nous approuvons parce que nous voulons donner au pays une chance et que le pays a besoin de solutions concrètes. C’est un acte de foi et de respect pour le fonctionnement minimal des institutions de l’État », a déclaré le député Elísio Muaquina.

Le Frelimo a défendu qu’il était essentiel pour la consolidation du développement et l’amélioration des conditions de vie des populations, en priorisant les investissements dans les secteurs sociaux et la valorisation des ressources naturelles.

« Le PESOE est pleinement aligné sur les piliers du développement du pays. C’est une réponse claire et objective et concentre les aspirations légitimes du peuple avec un impact objectif sur l’amélioration de ses conditions de vie (…) Il porte des solutions pour la modernisation de l’économie », a indiqué le député Aleixo Evaristo Siedade.

Le MDM a rejeté le document estimant qu’il ne répond pas aux attentes de la population, notamment des jeunes en termes de stratégies pour l’accès à l’emploi et au logement.

« Avec ce document, la vie restera chère et la grève dans la fonction publique continuera. Le gouvernement ne présente pas de stratégie claire pour mettre fin à la corruption dans l’État », a déclaré la députée Judite Macuacua, qui a également souligné l’absence de fonds pour la réhabilitation de la Route Nationale 1 comme l’une des raisons de son refus du PESOE.

La Renamo a voté contre, considérant qu’il n’apprend pas de mécanismes pour l’allocation de moyens de transport aux provinces, la lutte contre la faim, le plan de réhabilitation de la Route Nationale 1, les stratégies pour éliminer la corruption et une politique de logement.

« Nous avons voté contre parce que c’est un instrument pour que le Mozambicain écoute, de ce plan il n’y a rien, l’État est en faillite et ce budget est une hallucination propre à un moribond (…) Dans l’industrie, il n’y a rien de nouveau et l’existant est en faillite. Les ressources appartiennent aux élites du Frelimo et l’éducation et la santé sont une désolation », a affirmé le député Fernando Lavieque.

Le document oriente les interventions dans deux « domaines stratégiques complémentaires »: l’économique – incluant les secteurs agricole, industrie, tourisme, ressources minérales, hydrocarbures et énergie, et emploi – et le social, qui comprend l’éducation, la santé, l’approvisionnement en eau, le logement et la protection sociale.