La Autorité Maritime Nationale (AMN) a expliqué, dans un communiqué diffusé ce soir, qu’en coopération avec la Marine, elle surveille et accompagne, depuis dimanche, le voilier TS SHTANDART.
Ce voilier est une réplique, construite à Saint-Pétersbourg, en Russie, en 1999, par Vladimir Marcus, de nationalité russe, et arbore actuellement le pavillon des îles Cook.
L’AMN a indiqué qu’elle a refusé les demandes du commandant du navire d’accéder aux ports nationaux, notamment ceux de Douro et de Cascais, ce dernier le 22 septembre, en conformité avec les sanctions de l’Union européenne (UE) contre la Russie en raison de l’invasion russe de l’Ukraine.
La mesure a été prise « après s’être assuré que le navire ne présentait aucune avarie au système de propulsion ni de manœuvre, et que tout l’équipage était en bonne santé », précise le communiqué.
« La documentation reçue indique 22 personnes de différentes nationalités, y compris de pays tiers, à bord du voilier, qui a changé, le 6 juin 2024, le pavillon de la Fédération de Russie pour celui des îles Cook dans l’océan Pacifique. Les mesures restrictives s’appliquent en raison des actions de la Russie qui déstabilisent la situation en Ukraine, définies par le Règlement du Conseil de l’Union européenne », a souligné l’AMN.
Le voilier reste en dehors des eaux territoriales, l’AMN, en coopération avec la Marine, assurant une surveillance permanente et optimale du navire, a-t-elle ajouté.
La même source a indiqué, dans la même note de presse, que le commandement local de la Police Maritime de Lagos, district de Faro, a intercepté mardi, à environ 6,3 kilomètres de la côte, une « embarcation semi-rigide avec cinq personnes à bord et divers sacs étanches et valises, qui auraient eu l’intention de monter à bord du voilier TS SHTANDART ».
« Ne présentant pas les conditions de sécurité nécessaires pour naviguer et en raison des multiples versions contradictoires de la situation et de la destination données par le responsable, l’embarcation de quatre mètres, sans pavillon ni aucun registre ou document, a été détournée vers le port de Baleeira à Sagres et n’a pas été autorisée à quitter le port », a détaillé l’AMN.
La Police Maritime a ensuite recueilli des informations sur les personnes à bord et, après contact avec le ministère public et d’autres entités nationales, notamment le Groupe de Garde des Frontières, a confirmé la légalité des cinq personnes sur le territoire portugais, selon le communiqué.
L’AMN a également annoncé que l’embarcation semi-rigide a été réclamée aujourd’hui à la Capitainerie du Port de Lagos par le propriétaire, et que le capitaine a autorisé le départ du port de Baleeira pour rejoindre le voilier avec un membre d’équipage à bord, après avoir assuré les mesures de sécurité nécessaires et avoir été escortée par une Embarcation de Haute Vitesse (EAV) de la Police Maritime.
