Le Portugal parmi les pays où les salaires ont enregistré une croissance réelle en 2024.

 

 

Au cours de la période analysée, les salaires ont augmenté en termes nominaux dans 37 des 38 pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et ont enregistré des hausses réelles (au-dessus de l’inflation) dans 33 cas.

En plus de faire partie du groupe de pays où le salaire réel avant impôts a augmenté, le Portugal se trouve également parmi les États où le taux de l’impôt sur le revenu du travail (l’IRS) a diminué, aux côtés de l’Autriche, de l’Irlande, des Pays-Bas et de la Suède.

L’étude indique par ailleurs que la charge fiscale d’un travailleur célibataire qui gagne le salaire moyen a enregistré une réduction en 2024 dans la majorité des pays de l’OCDE, le Portugal figurant parmi les trois cas où cette réduction a dépassé 1 point de pourcentage.

« La réduction de la charge fiscale pour un travailleur célibataire percevant le salaire moyen a dépassé 1 point de pourcentage en Finlande (-1,57 p.p.), au Royaume-Uni (-1,74 p.p.) et au Portugal (-1,75 p.p.) », précise l’étude, expliquant que, tandis qu’en Finlande et au Royaume-Uni, l’allègement est dû à une réduction des cotisations de sécurité sociale, au Portugal, cette baisse est liée à la réduction des taux sur les six premiers paliers de revenu ainsi qu’à la mise à jour de ces paliers.

Cet édition de « Taxing Wages » inclut un chapitre spécial sur l’impôt sur le revenu du travail, compte tenu de son rôle en tant que source de recettes fiscales – au Portugal, l’IRS est le deuxième impôt le plus rentable, après la TVA – cherchant à comprendre l’impact des déductions et des avantages fiscaux.

Bien que la plupart des systèmes fiscaux des pays de l’OCDE comprennent des déductions et des avantages fiscaux en matière d’IRS, l’étude mentionne que leur poids varie selon le profil du ménage, étant généralement plus important pour les familles avec des personnes à charge par rapport aux célibataires sans enfants.

En moyenne, en 2024, les avantages fiscaux ont réduit la facture fiscale d’environ 1,9 % pour un travailleur célibataire gagnant le salaire moyen, contre une réduction de 4,7 % pour un couple avec un seul titulaire et deux personnes à charge, et de 7,3 % pour une famille monoparentale gagnant l’équivalent de 67 % du salaire moyen.

Quant aux déductions, elles représentaient 15,9 % du revenu imposable d’un célibataire avec un salaire moyen, 21,7 % pour le couple (avec un seul titulaire) et deux personnes à charge, et 27,7 % pour la famille monoparentale avec un revenu inférieur au salaire moyen.

Les résultats suggèrent qu’en moyenne, dans les pays de l’OCDE, les avantages fiscaux tendent à être plus progressifs que les déductions, qui peuvent parfois être régressives car elles peuvent entraîner une déduction plus élevée pour les familles à revenus plus élevés.