Le Portugal dévie légèrement de la trajectoire budgétaire des dépenses.

Le Portugal dévie légèrement de la trajectoire budgétaire des dépenses.

La Commission a évalué les progrès dans la mise en œuvre des plans à moyen terme de 18 États membres. […] Le Portugal et l’Espagne sont, de manière générale, en conformité, avec des écarts limités par rapport aux trajectoires recommandées, indique l’institution dans une information publiée aujourd’hui, dans le cadre du paquet de printemps du Semestre européen, le cadre annuel de l’Union européenne (UE) pour coordonner la politique économique, budgétaire, sociale et de l’emploi.

 

En détail, selon Bruxelles, au Portugal, « il est prévu que la croissance des dépenses nettes en 2025 dépasse la limite recommandée par le Conseil ».

« Néanmoins, il est prévu que ces États membres [Portugal et Espagne] soient, de manière générale, en conformité avec la croissance maximale recommandée des dépenses nettes ou avec les conditions de la clause d’échappement nationale, sur la base des projections actuelles des dépenses en défense ».

Pour le Portugal en particulier, il est estimé que « la croissance des dépenses nettes en 2025 dépassera la limite recommandée par le Conseil », mais malgré cela, « l’écart cumulé prévu est inférieur au seuil de 0,6% du PIB [Produit Intérieur Brut] », est-il indiqué.

En cause, le plan à moyen terme avec des objectifs pour les dépenses, les investissements et les réformes, qui a été soumis par Lisbonne à Bruxelles dans le cadre des nouvelles règles budgétaires de l’UE.

Dans le document, le gouvernement a indiqué que les engagements budgétaires à moyen terme représentent, en moyenne, une croissance des dépenses nettes égale ou inférieure à 3,6% pour la période 2025-2028, pourcentage qui coïncide avec la trajectoire de référence transmise par la Commission européenne aux autorités portugaises.

Aujourd’hui également, la Commission européenne a autorisé le Portugal à investir davantage dans la défense sans risquer une procédure pour déficit excessif, donnant son aval à l’activation de la clause d’échappement nationale au titre des règles budgétaires de l’Union européenne.