Selon les estimations publiées dans le rapport annuel du secrétaire général de l’Alliance Atlantique, rendu public aujourd’hui, l’année dernière, le Portugal aurait investi 1,46% de son PIB dans les dépenses militaires.
Ainsi, le pays se situe en dessous de l’objectif de 2% du PIB et devant seulement cinq autres pays membres de l’OTAN : le Canada (1,45%), la Slovénie (1,37%), le Luxembourg (1,30%), la Belgique (1,29%) et l’Espagne (1,24%).
La plus grande partie de l’investissement portugais est consacrée au personnel, le gouvernement ayant dépensé 58,6% des quelque 4 milliards investis dans le secteur, montant le plus élevé, du moins, depuis 2014, lorsque l’investissement dans la défense s’élevait à 2,263 milliards.
Cependant, les dépenses en personnel ont aujourd’hui un poids moins significatif qu’il y a 10 ans, lorsque cette part représentait 81,3% de l’investissement.
À l’époque, le Portugal comptait également plus de militaires — environ 30,7 mille, soit moins que les 24 mille estimés pour 2024.
Suivent les dépenses en équipement, qui représentent 19,5% de l’investissement global, plus du double par rapport à 2014, lorsque le Portugal n’y consacrait que 8,4% du budget.
Néanmoins, il était le troisième pays de l’OTAN qui dépensait le moins en équipement, en termes de pourcentage, devançant seulement le Canada (17,8%) et la Belgique (15,2%).
Près de 18% du budget de la Défense du gouvernement portugais a été alloué aux opérations, à la maintenance et à d’autres dépenses (qui représentaient 10,2% en 2014), et les 3,9% restants à l’infrastructure (qui, en 2014, ne dépassaient pas 0,1%).
Mercredi, le Ministère des Finances a annoncé qu’il demanderait à la Commission européenne l’activation de la clause permettant que les dépenses liées à la défense, jusqu’à 1,5% du PIB, ne soient pas comptabilisées dans les limites imposées par les plafonds des dépenses primaires nettes, définis dans le Plan Budgétaire-Structurel National à Moyen Terme (POENMP) pour 2025-2028.
De la même manière, a ajouté le communiqué, les dépenses liées à la défense, jusqu’à 1,5% du PIB, ne seront pas prises en compte dans l’évaluation du respect de la valeur de référence pour le déficit (3%).
« Cette décision a été approuvée avec le principal parti d’opposition, et le Parti socialiste a été consulté par le gouvernement dans ce processus », a indiqué le gouvernement.