Le PDG de LVMH se dit en faveur d’une « zone de libre-échange » entre l’UE et les États-Unis.

« Ces négociations sont vitales pour de nombreuses entreprises en France et, malheureusement, j’ai l’impression que nos amis britanniques sont plus concrets dans l’avancée des négociations », a déploré Bernard Arnault en marge de l’assemblée générale annuelle (AGA).

Le groupe LVMH, numéro un mondial des articles de luxe, a tenu aujourd’hui son assemblée générale annuelle dans un contexte délicat de baisse des ventes, tout en attendant un accord sur les droits de douane et cherchant à rassurer les actionnaires concernant la succession de Bernard Arnault.

« L’année 2025 a un début tumultueux, si vous préférez », a déclaré le président exécutif du groupe.

« Jusqu’à fin février, tout se passait très bien, puis, nous nous sommes retrouvés face à une situation géopolitique et économique mondiale bouleversée par de potentiels droits de douane et par l’aggravation des crises internationales », a-t-il ajouté.

Le groupe français de produits de luxe réalise 25 % de ses ventes aux États-Unis et a annoncé mardi une baisse de 2 % des ventes du premier trimestre, atteignant 20,3 milliards d’euros.

« Nous devons absolument parvenir à un accord, tout comme les dirigeants de Bruxelles semblent essayer d’en trouver un pour l’automobile allemande, c’est vital pour la viticulture française », a insisté Arnault.

LVMH réalise 34 % des ventes de ses vins et spiritueux (Dom Pérignon, Hennessy, Krug, etc.) aux États-Unis.

Si « nous nous retrouvons avec des droits de douane élevés (…) nous devrons augmenter notre production américaine et nous ne pouvons pas dire que c’est la faute des entreprises, ce sera la faute de Bruxelles si cela se produit », a affirmé l’homme d’affaires, qui a assisté de la première rangée à l’investiture de Donald Trump en janvier.