Le Mozambique a recueilli près de 200 millions avec la vente de gaz depuis 2022.

Le Mozambique a recueilli près de 200 millions avec la vente de gaz depuis 2022.

Dans le secteur des hydrocarbures, le projet Coral Sul FLNG se distingue, ayant débuté sa production en 2022 et déjà consolidé son succès avec l’exportation de 120 cargaisons de gaz naturel liquéfié et 17 de condensat vers le marché international, générant plus de 235 millions de dollars américains de revenus », indique un communiqué du ministère des Ressources Minérales et Énergie, actuellement réuni depuis lundi en conseil coordonnateur.

Il ajoute qu’avec l’exportation de gaz, le Mozambique s’affirme au niveau mondial comme un acteur important dans la fourniture d’énergie propre.

Le Mozambique dispose de trois projets de développement approuvés pour l’exploitation des réserves de gaz naturel du bassin de Rovuma, classées parmi les plus grandes au monde, au large de la côte de Cabo Delgado, en plus de celui opéré par l’Eni, le seul en production, également le Mozambique LNG (Zone 1), opéré par TotalEnergies, jusqu’à 43 millions de tonnes par an (mtpa), et Rovuma LNG (Zone 4), opéré par ExxonMobil, avec 18 mtpa, tous deux en développement.

En 2024, une étude du cabinet Deloitte a conclu que les réserves de gaz du Mozambique représentent des recettes potentielles de 100 milliards de dollars (96,2 milliards d’euros).

Rien que cette année, sans l’entrée en fonctionnement des autres opérations, la production gazière estimée du Mozambique est de 5,4 milliards de mètres cubes, faisant du pays le sixième plus grand producteur d’Afrique.

Lundi, il a été rapporté que les bénéfices de la Companhia Moçambicana de Hidrocarbonetos (CMH) ont chuté de 15 % lors de l’exercice fiscal précédent, pour atteindre 46,7 millions de dollars (39,4 millions d’euros), avec la compagnie pétrolière d’État alertant sur le « déclin accentué » des réservoirs de gaz.

« Un des grands défis que nous avons sera de pouvoir répondre à la situation du déclin accentué de la production dans nos réservoirs de Pande et Temane dans les prochaines années, afin de maintenir les niveaux de performance actuels », indique le message du conseil d’administration, dirigé par Arsénio Mabote, figurant dans le rapport annuel 2024/2025, clôturé en juin.

Les bénéfices de la CMH avaient déjà reculé de 15,5 % pour l’exercice clos en juin 2024, pour atteindre 54,7 millions de dollars (46,1 millions d’euros), selon des données antérieures de la société pétrolière d’État, enregistrant maintenant une nouvelle baisse, dans une période (2024/2025) marquée également par une réduction de 9 % des ventes de gaz naturel par l’entreprise, par rapport à l’année précédente.

L’administration justifie cette baisse des performances financières par « la fluctuation des prix du pétrole sur le marché international, ainsi que les problèmes opérationnels dans des unités clés de la centrale de traitement de Temane », dans la province d’Inhambane, au sud du pays.