Le ministre de la Défense a demandé des « informations » à l’armée de l’air après les perquisitions de la PJ.

Le ministre de la Défense, Nuno Melo, a déclaré ce jeudi qu’il a déjà demandé des informations à la Force aérienne, qui collabore avec les autorités, à la suite des perquisitions réalisées aujourd’hui pour soupçons de corruption liés aux appels d’offres publics pour la lutte contre les incendies.

 

« J’ai déjà demandé à la Force aérienne toutes les informations disponibles à cet égard. La Force aérienne collabore sur tout ce qui lui est demandé par la justice pour déterminer tout ce que la justice exige », a déclaré le ministre, s’adressant aux journalistes à Lisbonne.

« Nous considérons que la Défense Nationale est le premier des bons exemples », a-t-il souligné. « Quand j’aurai des informations – et je n’ai pas d’informations – je ferai une déclaration », a-t-il ajouté.

Face à l’insistance des journalistes, Nuno Melo a souligné qu’il est « en politique depuis si longtemps » qu’il a « la prudence de savoir attendre les faits avant de faire » tout commentaire.

Il est à noter que les perquisitions effectuées aujourd’hui ont abouti à la mise en examen de 12 personnes, a informé le Bureau du Procureur général (PGR).

Selon la note publiée par le PGR, sept personnes physiques et cinq personnes morales ont été mises en examen, dans le cadre d’une procédure toujours en cours d’enquête et qui est soumise au secret de la justice.

L’opération ‘Torre de Controlo’ comprenait 28 mandats de perquisition, qui se sont déroulés dans des domiciles et des sociétés commerciales et de comptabilité et dans des organismes publics, dans les districts de Lisbonne, Beja, Faro, Castelo Branco, Porto et Bragance.

Les perquisitions ont impliqué l’Autorité nationale de l’aviation civile (ANAC), les installations de l’État-Major, à Alfragide, Lisbonne, et les entreprises Helibravo, Heliportugal et HTA.

Les soupçons portent sur des crimes de corruption, active et passive, d’escroquerie qualifiée, d’abus de pouvoir, de trafic d’influence, d’association criminelle et de fraude fiscale qualifiée.

Selon la note publiée ce matin par la Police Judiciaire, les sociétés commerciales basées au Portugal enquêtées, qui faisaient partie d’un « réseau complexe » établi au moins depuis 2022, ont contrôlé la participation aux appels d’offres publics dans le cadre de la lutte contre les incendies ruraux au Portugal, pour une valeur d’environ 100 millions d’euros.

Ces appels d’offres publics concernent l’achat de services d’exploitation, de maintenance et de gestion de l’aéronef du dispositif spécial de lutte contre les incendies ruraux (DECIR) appartenant à l’État.

L’objectif du réseau visé par les perquisitions serait que l’État portugais souffre d’un manque de moyens aériens et, de ce fait, soit soumis aux prix suivants plus élevés de ces sociétés commerciales, a expliqué la PJ.

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Les perquisitions réalisées aujourd’hui pour soupçons de corruption liés aux appels d’offres publics pour la lutte contre les incendies ont abouti à la mise en examen de 12 personnes, a informé le Bureau du Procureur général (PGR).

Lusa | 15:23 – 29/05/2025

[Nouvelle mise à jour à 16h49]