La mesure s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à renforcer la résilience du patrimoine national face aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques, a indiqué une source du cabinet de la ministre de la Culture, Dalila Rodrigues, en réponse à des questions envoyées par l’agence Lusa concernant la portée du nouveau groupe de travail.
« La proposition de cette fiche-type sera adaptée à l’univers des organismes impliqués dans le groupe de travail », a précisé la source du cabinet de la Ministre de la Culture, soulignant que l’objectif est de réduire les dommages et de préparer les équipements culturels à des situations d’urgence.
L’initiative s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale pour une Protection Civile Préventive 2030, en collaboration avec le Programme National d’Urgence du Patrimoine Culturel, et comprend l’identification des facteurs de risque qui affectent le patrimoine mobilier et immobilier.
« Ces risques concernent l’environnement environnant, la gestion du patrimoine, les pratiques de travail ou la législation en vigueur », a expliqué la même source, interrogée par Lusa, au sujet de la thématique de cette année des célébrations de la Journée Internationale des Monuments et des Sites (DIMS), définie par le Conseil International des Monuments et des Sites (ICOMOS), « Patrimoine Résilient face aux Catastrophes et Conflits ».
Le DIMS est célébré annuellement le 18 avril — cette année, ce sera vendredi — dans le but de sensibiliser la société à l’importance de préserver et de valoriser le patrimoine culturel.
Créé à la mi-mars, le groupe de travail s’est réuni toutes les deux semaines depuis début avril afin de « développer un travail ajusté et uniformisé aux besoins de chacun des trois organismes sous tutelle du Ministère de la Culture ayant une intervention directe sur le patrimoine culturel », notamment le Patrimoine Culturel, l’entreprise publique Musées et Monuments du Portugal et l’Inspection Générale des Activités Culturelles, poursuivant ainsi le Programme National d’Urgence du Patrimoine Culturel.
Parmi les objectifs stratégiques définis, figurent également le renforcement de la gouvernance dans la gestion des risques, l’amélioration de la connaissance des vulnérabilités existantes, l’engagement des citoyens et la définition de stratégies de réduction et de réponse aux urgences.
Interrogée sur le diagnostic de la résilience actuelle du patrimoine national, la même source du cabinet ministériel a expliqué que « le mandat du groupe de travail a une durée d’un an » et que « ce n’est qu’à un stade plus avancé des travaux qu’il sera possible de tirer des conclusions sur les principales faiblesses détectées ».
Le groupe devrait fonctionner pendant un an et publier le rapport final, selon la décision signée par la ministre de la Culture en mars.
Concernant les systèmes de sécurité déjà en place dans les musées et monuments, le Ministère de la Culture a indiqué que « le groupe de travail présentera des solutions possibles, adaptées et harmonisées, en revisitant et en adaptant les stratégies existantes à la diversité des espaces couverts par l’étude ».
Dans le contexte du DIMS, le Ministère de la Culture s’associe à l’appel mondial lancé par l’ICOMOS pour réfléchir à la protection des biens culturels en situation de crise, une question qui est d’actualité en raison de la crise climatique qui affecte des milliers de personnes avec des sécheresses, des incendies, des tempêtes ou des inondations.
Célébrée chaque année pour sensibiliser à un usage conscient et à la préservation du patrimoine, la DIMS implique des monuments et des sites à travers le pays, avec une programmation de visites guidées, de lancements de livres, de lectures, d’ateliers, d’expositions et de concerts.
Les activités des célébrations — avec une programmation se déroulant depuis le 11 avril jusqu’à dimanche — visent à impliquer la population et les communautés scientifique et éducative, sensibilisant à l’importance de la préservation.
« Les initiatives encadrées dans les célébrations du DIMS contribuent à sensibiliser à la protection et à la valorisation du patrimoine culturel », a souligné la même source, ajoutant que le choix des conférenciers du programme — majoritairement des universitaires et des chercheurs — renforce cette mission pédagogique.
La date a été instituée le 18 avril 1982 par l’ICOMOS, une association de professionnels de la conservation du patrimoine, et approuvée par l’organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), en 1983.
La coordination nationale du DIMS est désormais assurée par l’institut du Patrimoine Culturel, en partenariat avec l’ICOMOS Portugal, suite à la disparition de la Direction Générale du Patrimoine Culturel par le précédent gouvernement.