Le ministère de l’Éducation explique le processus qui a déterminé les fonds jusqu’en 2029.

Dans un communiqué, le Ministère de l’Éducation, de la Science et de l’Innovation (MECI) a réagi aux préoccupations soulevées dans une lettre ouverte qu’un groupe de chercheurs a adressée au ministre Fernando Alexandre. Ces chercheurs alertent sur les « coupes dans le financement de base » des centres classés « Très Bon » qui pourraient entraîner des licenciements et accroître la précarité de l’emploi.

Dans cette lettre, les signataires expriment leurs inquiétudes pour l’avenir proche des « 117 Unités de Recherche et Développement (UR&D) évaluées comme Très Bon, où travaillent 6 434 chercheurs », représentant 30,5% de la communauté scientifique nationale avec une évaluation positive.

Selon les calculs présentés dans la lettre, ces centres de recherche subissent désormais une réduction de 69% par rapport au montant de base attribué entre 2020 et 2024 : Les chercheurs qui recevaient auparavant l’équivalent de 3 750 euros annuels reçoivent désormais 1 156,58 euros par an.

Le Gouvernement explique dans le communiqué que le modèle ayant déterminé les montants à attribuer dans le cadre du Programme Pluriannuel de Financement pour la période 2025-2029 « résulte de critères définis par le gouvernement précédent », affirmant qu’aucune quota n’a été déterminée pour l’attribution de la classification la plus élevée (Excellent), et explique la répartition des financements.

Le Gouvernement rappelle également que dans les résultats de l’évaluation des Unités de R&D (publiés en avril), parmi les 313 unités de recherche ayant obtenu un financement, 40% ont été évaluées avec la classification maximale d’Excellent et 35% avec la classification immédiatement inférieure, Très Bon.

« Ainsi, les deux classifications les plus élevées ont été atteintes par 75% des centres, ce qui représente une augmentation de huit points de pourcentage par rapport au cycle d’évaluation précédent », précise le communiqué.

Et d’ajouter : « Il est à noter qu’il y a plus d’Unités de R&D avec la classification d’Excellent (135) qu’avec la classification de Très Bon (117). Globalement, il y a 25 Unités de R&D de plus avec l’évaluation la plus élevée, comparativement au cycle d’évaluation précédent. Ces 135 centres accueillent 56% du total des 21 832 chercheurs rattachés aux unités financées ».

Le MECI clarifie également qu’étant donné que le financement disponible pour la période 2025-2029 « était exactement le même que dans le cycle précédent », le gouvernement actuel « a procédé à une reprogrammation du Plan de Reprise et de Résilience », allouant 110 millions d’euros supplémentaires pour rééquiper les Unités de R&D.

« Ainsi, le financement global, entre Base, Programmatique et PRR, est passé de 525 millions d’euros (2020-2024) à 635 millions d’euros (2025-2029), une augmentation de 22% », indique le communiqué.

Il est ensuite précisé que le Gouvernement, tenant compte des règles définies par l’exécutif précédent, notamment de ne pas définir de quotas pour les classifications d’Excellent, « a choisi de récompenser le mérite et la recherche d’excellence, en allouant plus de financement aux unités de recherche évaluées avec la classification la plus élevée ».

Concrètement, il est stipulé le financement de base unitaire suivant pour chaque niveau de classification éligible : Excellent (4 fois la valeur de la classification Très Bon) – 23 131,67 euros ; Très Bon (2 fois la valeur de la classification Bon) – 5 782,92 euros ; et Bon – 2 891,46 euros.

Il incombe à chaque établissement d’enseignement supérieur, dans le cadre de son autonomie, de définir sa stratégie en matière de recherche scientifique, notamment dans quelles Unités de R&D elle souhaite investir pour atteindre l’excellence, compte tenu des ressources disponibles, selon le communiqué, où il est également mentionné que les établissements d’enseignement supérieur peuvent postuler pour des financements compétitifs et d’autres formes de financement.

Ce matin, le ministère a annoncé que les Unités de R&D avec financement pluriannuel pour la période 2025-2029 auront plus de flexibilité dans l’utilisation des fonds pour répondre aux besoins spécifiques des institutions et garantir une meilleure gestion des ressources.