Le Mécanisme Anticorruption a reçu 152 dénonciations en 2024.

Les données du Rapport Annuel d’Activités 2024 du MENAC, publiées sur la page officielle de l’organisme il y a environ une semaine et déjà envoyées aux entités officielles compétentes, dont le ministère de la Justice et l’Assemblée de la République, révèlent que sur les 152 dénonciations reçues l’année dernière, 118 concernaient des entités publiques et 34 des entités privées.

Seules 19 dénonciations ont été transmises au Procureur général de la République (PGR), « car elles présentaient des indices de criminalité »; 66 ont été transmises à l’entité administrative compétente, « car elles révélaient des infractions réglementaires »; et 67 ont été classées sans suite, « car elles s’avéraient manifestement infondées, improbables, ou répétées ».

« Suite aux rapports provenant des inspections générales et régionales, il a été décidé par la Commission des Sanctions, en 2024, d’ouvrir 44 enquêtes concernant les entités mentionnées dans ces rapports, sans qu’aucune décision finale n’ait été prise à la fin de ladite année », peut-on lire dans un document de synthèse du rapport, à propos de l’activité de sanction du MENAC en 2024.

Le MENAC, dont l’installation a été réalisée en juin 2023, se présente comme un organisme ayant pour mission de « promouvoir la transparence et l’intégrité dans l’action publique et de garantir l’effectivité des politiques de prévention de la corruption et des infractions connexes ».