Ce mercredi se poursuit le procès du suspect du meurtre de Mónica Silva, une femme enceinte originaire de Murtosa. Il est prévu que soient entendus une inspectrice de la Police Judiciaire (PJ) et des membres de la famille de la victime, notamment la sœur jumelle et le père de la femme disparue. Ce qui s’est passé jusqu’à présent
Hier, le deuxième jour du procès a été consacré à l’interrogation de l’inspecteur de la PJ qui a dirigé l’enquête. Dans un communiqué diffusé en fin d’après-midi, le juge président du Tribunal de la Comarque d’Aveiro a indiqué que tout au long de la journée a été entendue la première témoin désignée dans l’accusation (inspecteur de la PJ), la séance ayant été interrompue vers 17h00.
La sortie du suspect, Fernando Valente, du tribunal et son entrée dans la fourgonnette cellulaire ont été marquées par quelques moments de tension, la mère de Mónica Silva criant « assassin » et essayant de s’approcher de l’accusé, sans succès, grâce à l’intervention des agents de la Police de Sécurité Publique (PSP) sur place.
Rappelons que le premier jour, Fernando Valente, âgé de 37 ans, suspecté d’avoir tué et dissimulé le corps de Mónica Silva, a nié l’accusation.
Dans des déclarations à Lusa, l’avocat Falé de Carvalho, qui représente le veuf et les deux enfants mineurs de la victime, a indiqué que dans la matinée, l’accusé a fait des déclarations devant le tribunal de jury et a nié les faits qui lui sont imputés par le Ministère Public (MP).
« [Il] a tout nié. Il a dit qu’il n’avait pas commis ces faits (…) et il nie que Mónica ait été chez lui à Torreira, le 3 », a affirmé l’avocat.
Toujours selon l’avocat, l’accusé aurait également nié la paternité de l’enfant à naître, expliquant que la seule relation qu’il ait eue avec la victime date de bien avant et que « les sept mois [âge du fœtus] ne permettent pas qu’il soit son fils ».
L’interrogatoire de l’accusé a duré plus de quatre heures. Ensuite, a suivi la restitution des déclarations pour mémoire future fournies par l’un des enfants mineurs de la victime, d’une durée approximative d’une heure.
Des séances sont prévues les 22, 23, 26 et 27.
L’accusé, qui a entretenu une relation amoureuse avec la victime ayant abouti à une grossesse, est accusé de crimes tels que l’homicide qualifié, avortement, profanation de cadavre, accès illégitime et acquisition de monnaie contrefaite pour mise en circulation.
Le procès, mené avec un tribunal de jury (composé de trois juges de carrière et huit jurés), se déroule à huis clos, sans la présence du public et des journalistes, car la juge chargée de l’affaire a décidé d’exclure la publicité de l’audience et des autres actes procéduraux, afin de protéger la dignité personnelle de la victime vis-à-vis des autres parties prenantes impliquées, notamment ses enfants.
L’accusé, placé en résidence surveillée, a été arrêté par la PJ en novembre 2023, plus d’un mois après la disparition de la femme, âgée de 33 ans, qui était enceinte de sept mois.
Le MP accuse l’accusé d’avoir tué la victime et le fœtus qu’elle portait, le 3 octobre 2023 au soir, dans son appartement à Torreira, afin d’éviter qu’il ne soit reconnu comme le père et qu’il ne bénéficie de son patrimoine.
L’accusation indique également que durant la nuit du 4 octobre et les jours suivants, l’accusé se serait débarrassé du corps de la victime, le conduisant vers un lieu inconnu, le cachant et l’empêchant d’être retrouvé jusqu’à aujourd’hui.