Dans une note d’information datée du 1er juin, à laquelle l’agence de presse Lusa a eu accès aujourd’hui, l’organisme national chargé d’enquêter sur les accidents aériens annonce avoir ouvert une enquête pour déterminer les causes de l’accident, qui a causé de graves blessures au pilote, et qu’un rapport final sera publié par la suite.
Dans la brève description de l’incident fournie dans ce premier document, il est déjà indiqué que « l’aéronef est entré en collision avec deux des trois câbles d’une ligne de moyenne tension positionnée perpendiculairement à la trajectoire », confirmant ainsi l’information donnée le jour même par le Commandement sous-régional d’urgence et de protection civile de l’Alentejo Litoral.
Le 29 mai, il est expliqué que l’équipe composée d’un pilote, de deux baliseurs et de deux chargeurs avait planifié de réaliser un semis aérien d’environ 10 tonnes de riz dans la région d’Alcácer do Sal, avec un aéronef opéré depuis la piste agricole de Batalha, dans le même conseil.
Comme l’a constaté l’équipe d’enquête sur l’aviation civile sur place, le premier vol de la journée a débuté vers 06h50, avec une séquence de 14 chargements d’environ 500 kilos chacun, pour une mission qui s’est prolongée jusqu’à environ 11h30.
Pour éviter le pic de chaleur, les travaux n’ont repris qu’à « 14h20 », avec la réalisation de sept chargements.
C’est pendant le huitième chargement et, après le deuxième passage, qu' »en prenant de l’altitude », l’aéronef est entré en collision avec les câbles. Le pilote aurait « perdu le contrôle de l’aéronef, qui s’est précipité dans le sol boisé, à 82 mètres du point de contact ». En plus des « blessures graves pour le pilote », l’accident a provoqué la « destruction de l’aéronef ».
La collision a également causé la destruction de « deux des trois câbles de la ligne de moyenne tension », ainsi qu’un petit incendie lorsqu’ils ont touché le sol.
Selon le GPIAAF, l’enquête en cours portera sur la planification et les procédures opérationnelles de la mission de travail aérien de l’opérateur.
Le processus analysera également les composants critiques de l’aéronef, l’entraînement, la préparation et l’expérience du pilote pour réaliser la mission, tout comme la dynamique de l’impact de l’aéronef au sol et les conditions de survie.
L’organisme déclare avoir constaté que le pilote de l’aéronef « était dûment autorisé et certifié pour réaliser le vol », sans qu’il n’existe « de preuves de dysfonctionnement des systèmes qui auraient pu contribuer » à l’accident.
« Les indices suggèrent que le moteur de l’aéronef produisait de la puissance au moment de la collision avec les câbles » électriques et que « la météo dans la région était propice à la réalisation du vol », souligne-t-il.
Cependant, il souligne que « l’opérateur n’a pas signalé l’accident aux autorités comme l’exige la législation en vigueur ».
Sur le lieu de l’accident, les corps de sapeurs-pompiers locaux et les forces de sécurité se sont rendus pour prêter assistance à l’occupant de l’aéronef.
Selon la note d’information, l’enquête de sécurité « vise uniquement à identifier les facteurs causaux et contributifs impliqués dans les accidents ou incidents, en vue d’émettre éventuellement des recommandations pour la prévention et l’amélioration de la sécurité de l’aviation civile ».
Le rapport final sera publié après la conclusion de l’enquête et de la procédure d’audience préalable auprès des parties concernées.