Le gouvernement veut une Autorité douanière de l’UE au Portugal (et dans le Nord)

Le gouvernement veut une Autorité douanière de l'UE au Portugal (et dans le Nord)

Le gouvernement va présenter une candidature pour accueillir le siège de la nouvelle Autorité Douanière de l’Union Européenne au Portugal, a annoncé le Ministère des Finances ce vendredi dans un communiqué. L’objectif est qu’il soit situé à Porto.

« L’exécutif estime que le Portugal dispose des conditions nécessaires pour assurer les installations de cette nouvelle entité, notamment en raison de sa position géographique. Le pays est la porte d’entrée naturelle pour le commerce transatlantique et intercontinental en Europe, avec une vaste frontière maritime, possédant une grande tradition en matière douanière », peut-on lire dans le communiqué de la tutelle.

Dans la même note, il est précisé que « Porto est la ville choisie par l’exécutif pour entrer dans le concours ».

Le gouvernement ajoute que « l’Autorité Tributaria et Douanière (AT) a un fort historique d’innovation, particulièrement dans la digitalisation des procédures douanières, grâce à un investissement important dans la technologie et la modernisation numérique qui a eu lieu dans les services publics ».

« Grâce à ses universités et centres de recherche d’excellence, le Portugal est encore bien positionné et capable de former et d’attirer des cadres techniques hautement spécialisés », peut-on lire dans la même note.

Selon la tutelle et « en tenant compte des critères qui seront considérés dans ce processus de sélection, le gouvernement croit que la ville de Porto sera l’emplacement le plus approprié, assurant de bonnes accessibilités et infrastructures, des conditions d’accès au marché du travail et à l’enseignement, la sécurité et la qualité de vie ».

« Dans le but de moderniser et renforcer le fonctionnement de l’Union Douanière et d’améliorer la gestion des risques, l’Autorité Douanière de l’Union Européenne sera chargée de superviser la Plateforme de Données Douanières européennes, qui va rassembler et partager un ensemble d’informations, permettant d’améliorer de manière substantielle la coopération entre les autorités douanières et de supervision du marché et les agents d’autorité, tant au niveau de l’UE qu’au niveau national », avance le gouvernement.

Selon l’exécutif, « le siège qui sera choisi devrait être prêt à accueillir le siège européen de l’autorité douanière (EUCA) en 2026, avec une prévision de 250 employés travaillant dans ces installations d’ici 2034 ».