Le gouvernement va présenter un plan pour promouvoir les pensions complémentaires.

Le gouvernement va présenter un plan pour promouvoir les pensions complémentaires.

« Nous allons attendre que la Commission [Européenne] termine son travail puis nous présenterons un plan d’épargne qui est en cours de développement avec les régulateurs et aussi avec les acteurs du marché », a annoncé aujourd’hui le ministre des Finances, Joaquim Miranda Sarmento.

 

En s’adressant aux journalistes portugais à Bruxelles, à la fin de la réunion des ministres des Finances de l’UE où le paquet de pensions complémentaires proposé par l’exécutif communautaire a été discuté, le ministre a indiqué que « l’épargne au Portugal a fortement augmenté depuis la pandémie [car] historiquement, elle se situait à 7 ou 8 % du revenu disponible et aujourd’hui, elle est autour de 12 ou 13 % du revenu disponible ».

« Nous devons canaliser cette épargne vers des solutions plus efficaces, avec une meilleure rentabilité et permettant une plus grande durabilité à moyen et long terme », a-t-il préconisé.

En soulignant qu’au Portugal, « le pilier le plus important de la sécurité sociale est le pilier public », Joaquim Miranda Sarmento a reconnu la « composante d’épargne privée, personnelle, complémentaire et volontaire ».

« Ces mesures de la Commission européenne sont globalement conformes à l’un des objectifs du programme gouvernemental, qui est précisément de stimuler davantage l’épargne des Portugais et de promouvoir une épargne également orientée vers le moment de la retraite », a-t-il ajouté.

Il s’agit de l’Union de l’épargne et de l’investissement, une initiative visant à créer des opportunités d’investissement et de financement efficaces pour les citoyens et les entreprises.

En novembre dernier, la Commission européenne a demandé aux pays de l’UE d’adapter leurs systèmes de retraite pour promouvoir les complémentaires, comme les assurances retraite et les PPR, peu utilisés au Portugal, en suggérant une inscription automatique et des fonds professionnels.

Le système portugais, basé principalement sur la retraite publique de la Sécurité Sociale, est confronté à des défis comme le vieillissement rapide de la population, des retraites futures potentiellement plus faibles, une faible adhésion aux plans complémentaires et des carrières contributives irrégulières, tout comme d’autres pays de l’UE.

Face à ces questions, Bruxelles demande au Portugal et aux autres pays européens d’adopter une inscription automatique aux plans de pensions complémentaires, avec une option de sortie libre, ce qui impliquerait que les entreprises proposent de tels plans et que les travailleurs contribuent avec de petits pourcentages de salaire à ces épargnes.

En même temps, l’exécutif communautaire souhaite que chaque pays de l’UE dispose d’un système permettant à chaque citoyen de consulter tous ses droits à la retraite en un seul endroit, ce qui, dans le cas du pays, impliquerait que la Sécurité Sociale ait un système de suivi pour les retraites publiques, mais aussi professionnelles, les fonds privés et le Plan d’Épargne Retraite (PPR).

Cela permettrait à quiconque ayant travaillé dans d’autres pays de l’UE de tout voir centralisé, y compris les projections futures.

L’institution souhaite également des tableaux nationaux de pensions, permettant aux gouvernements de surveiller la durabilité du système, la pertinence des pensions et le taux d’adhésion aux plans complémentaires.

À l’époque, une réforme des fonds de pensions professionnels avait également été proposée, bien qu’au Portugal, il en existe peu et ils sont de petite taille.

À un moment où la Pension Personnelle Pan-Européenne est peu utilisée dans l’UE, la Commission européenne souhaite également rendre ce paquet plus simple et moins cher, pour en faire une alternative aux PPR traditionnels si cela avait, par exemple, des avantages fiscaux.

Il revient maintenant au Parlement et au Conseil de négocier et de donner leur aval à ces propositions.