Le gouvernement prévoit que l’excédent de la Sécurité sociale dépasse 6 400 millions.

Le gouvernement prévoit que l'excédent de la Sécurité sociale dépasse 6 400 millions.

Le montant estimé par le gouvernement, selon la comptabilité publique (qui tient compte des entrées et sorties d’argent), prévoit que l’excédent de la Sécurité sociale atteigne 6 576,4 millions d’euros selon la comptabilité nationale.

Cette estimation dépasse le solde prévu pour cette année (5 635 millions d’euros), ainsi que ce qui avait été budgété (5 659 millions d’euros).

La prévision des recettes totales de la Sécurité sociale pour l’année prochaine est de 49 358,7 millions d’euros, ce qui représente une augmentation par rapport aux 45 708,7 millions d’euros qui devraient être réalisés en 2025, ainsi que par rapport au budget de cette année (45 045,7 millions d’euros).

« Il est prévu que les recettes des cotisations pour 2026 augmentent de 6,9 %, atteignant le montant de 32 091,2 millions d’euros », indique le rapport, soulignant que « les effets de la reprise au niveau du cadre macroéconomique considéré contribuent de manière décisive », notamment le taux de chômage (à 6 %), la croissance de l’emploi à 0,9 %, ainsi que la croissance réelle prévue du produit intérieur brut (PIB) (2,3 %) et des rémunérations par travailleur (4,9 %).

En ce qui concerne la prévision des dépenses totales de la Sécurité sociale, le gouvernement prévoit qu’elles atteindront 42 920,2 millions d’euros en 2026, en hausse par rapport aux 40 073,7 millions prévus pour 2025 et par rapport au budget (39 386,8 millions).

Le gouvernement prévoit que les dépenses liées aux pensions et leurs compléments, « y compris celles associées au régime de remplacement des banquiers », atteindront 26 357,6 millions d’euros.

Concernant les prestations d’assurance-chômage et de soutien à l’emploi, le gouvernement prévoit une dépense de 1 740,1 millions d’euros en 2026, ce qui représente une augmentation de 0,9 % par rapport à la prévision de réalisation pour cette année.

En ce qui concerne le Fonds de stabilisation financière de la Sécurité sociale (FEFSS), l’exécutif avance que la valeur du portefeuille d’actifs à la fin de 2025 « est estimée à environ 15 % du PIB (41,2 milliards d’euros) et à 216,9 % de la dépense annuelle en pensions ».

D’autre part, le gouvernement indique qu’en conséquence de la politique de diversification des sources de financement de la Sécurité sociale, des transferts du budget d’État assignés à ce fonds (également connu sous le nom de coussin financier de la Sécurité sociale) sont prévus, avec une « transfert de 162,6 millions d’euros de l’additionnel à l’impôt municipal sur les biens immobiliers (AIMI) et 493,6 millions d’euros provenant des recettes de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRC) ».

Le gouvernement a présenté aujourd’hui au parlement le budget de l’État pour 2026, la veille de la date limite et trois jours avant les élections municipales de dimanche.

Dans le cadre macroéconomique, le gouvernement PSD/CDS-PP prévoit que le PIB croisse de 2 % cette année et de 2,3 % en 2026.

L’exécutif vise à atteindre des excédents de 0,3 % du PIB cette année et de 0,1 % l’année prochaine. Quant au ratio de la dette, il estime sa réduction à 90,2 % du PIB en 2025 et à 87,8 % en 2026.

La proposition sera discutée et votée en généralité entre le 27 et le 28 octobre. Le vote final global est prévu pour le 27 novembre, après le processus de débat en spécialité.