Le gouvernement « n’ouvre ni ne ferme la porte à revenir sur cette question », a déclaré Maria do Rosário Palma Ramalho, à la sortie de la concertation sociale, après avoir été interrogée sur la disponibilité de l’exécutif à revoir la trajectoire du salaire minimum national fixée dans l’accord de valorisation salariale et de croissance économique pour 2025-2028, signé en octobre de l’année précédente entre le gouvernement, les quatre confédérations patronales et l’Union Générale des Travailleurs (UGT).
L’accord a revu à la hausse la trajectoire du salaire minimum national, prévoyant des augmentations de 50 euros annuels pour atteindre 1 020 euros en 2028.
Ainsi, le document indique que le salaire minimum national passera des 870 euros actuels à 920 euros en 2026.
La ministre a également souligné que « pour l’instant » cette question « n’est pas abordée ». « Le gouvernement n’a pas fermé la porte, mais il ne l’a pas non plus ouverte », a-t-elle réitéré, soulignant que l’exécutif « respectera cet accord » et que « la concertation sociale est un espace très dynamique de dialogue et de concertation ».
Il est à noter que le salaire minimum national est défini par décret ministériel, après consultation des partenaires sociaux.
Du côté des syndicats, le secrétaire général de l’UGT s’est montré disposé à envisager « un nouveau renforcement de l’accord en vigueur », soulignant que c’est « le moment » pour procéder à « cette évolution », compte tenu du contexte économique, et plaidant pour un renforcement du salaire minimum ainsi que des indices de référence pour l’augmentation globale des salaires (discutés en négociation collective).
Mário Mourão a également indiqué que la centrale syndicale réunira jeudi le secrétariat national, où sera présentée, entre autres sujets, sa proposition pour le salaire minimum national pour 2026.
Par ailleurs, la Confédération Générale des Travailleurs Portugais – Intersindical National (CGTP) plaide pour une augmentation du salaire minimum à 1 050 euros en 2026.
Du côté des confédérations patronales, le président de la Confédération des Entreprises du Portugal (CIP), Armindo Monteiro, a déclaré que l’objectif fixé pour le salaire minimum national en 2026 représente « un objectif ambitieux », étant donné qu’il s’agit d’une augmentation supérieure à 5% alors que « l’économie ne croît même pas à ce rythme ».
Interrogé sur l’intention d’aller au-delà des 920 euros en 2026, il a déclaré que le sujet « n’est pas à l’ordre du jour ».
Quant au président de la Confédération du Commerce et des Services du Portugal (CCP), il a indiqué que la confédération « attend de voir comment se déroule » la négociation autour de la révision de la législation du travail, liant ces deux sujets.
« De notre côté, nous avons une posture d’ouverture pour aborder toutes les questions dans leur ensemble », a souligné João Vieira Lopes, indiquant que la CCP est prête à discuter du sujet dans le cadre d’un éventuel accord sur la législation du travail, qui pourrait même « impliquer des aspects de la politique de revenus ».
Pour sa part, le président de la Confédération du Tourisme du Portugal (CTP) a indiqué que le montant « est déjà fixé jusqu’à la fin de 2028 » et, tout comme la ministre du Travail, a souligné que le sujet « n’a même pas été abordé » lors de cette réunion.
La ministre du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité Sociale a également indiqué que la prochaine réunion de concertation sociale est prévue pour le 13 octobre, où devrait être reprise la discussion de l’avant-projet gouvernemental de révision de la législation du travail.
