Le gouvernement kényan s’engage à réduire le déficit à 4,5 % du PIB.

Le Kenya, une puissance de l’Afrique de l’Est, fait face à un lourd fardeau de la dette et à une crise causée par le coût de la vie élevé.

 

Le gouvernement a annoncé, dans un communiqué, qu’il avait « décidé d’effectuer un réalignement budgétaire important, conformément à sa politique de consolidation budgétaire et à son engagement à vivre selon ses moyens ».

Les ministres ont été chargés « d’identifier et de mettre en œuvre les ajustements nécessaires dans leurs ministères et dans le Département d’État », afin de « limiter le déficit budgétaire à 4,5 % du PIB [Produit Intérieur Brut] pour la loi budgétaire 2025/26 », contre 5,1 % l’année précédente.

Selon le communiqué, le gouvernement a également approuvé la Loi des Finances 2025, dont le principal objectif est de « combler les lacunes fiscales » qui ont été « traditionnellement exploitées pour détourner des fonds publics ».

Le projet de loi « vise à minimiser les mesures de collecte de taxes et à améliorer l’efficacité de l’administration fiscale à travers un nouveau cadre législatif », a affirmé le gouvernement.

Le Président, William Ruto, arrivé au pouvoir en 2022 avec la promesse de défendre les plus pauvres, a abandonné son projet de loi sur les finances à la fin de l’année dernière, qui incluait des augmentations d’impôts impopulaires après des années de corruption.

Selon les organisations de défense des droits de l’homme, au moins 60 personnes ont été tuées lors de la répression déclenchée par les forces de l’ordre lors des manifestations contre le projet de loi.

William Ruto est confronté au dilemme de satisfaire les donateurs internationaux, qui le pressent de trouver des recettes pour rembourser une dette nationale de 78 milliards de dollars (70,5 milliards d’euros), ou la population, dont un tiers vit en dessous du seuil de pauvreté.

Le service de la dette représente environ les deux tiers des recettes du pays, plus que les dépenses en matière d’éducation ou de santé.

Un programme d’aide du FMI, approuvé en avril 2021, d’un montant total prévu de 3,62 milliards de dollars, se termine ce mois-ci.