Le gouvernement déclare que l’investissement dans la Défense en 2024 a représenté 1,58 % du PIB.

Dans un communiqué, le Ministère de la Défense nationale, dirigé par le centriste Nuno Melo, déclare que « même avec une révision à la hausse de la croissance de l’économie nationale, l’exécution devrait se clôturer en 2024 à 1,58% du PIB, ce qui correspond à 4,481,50 milliards d’euros ».

 

Cependant, selon les estimations publiées fin avril par l’OTAN, dans le rapport annuel du secrétaire général de l’Alliance atlantique, le Portugal aurait investi 1,46% du PIB l’année dernière, se classant comme le sixième pays de l’alliance investissant le moins en Défense en 2024, en dessous du seuil de 2% pour les dépenses militaires.

Dans le communiqué publié aujourd’hui par le ministère, le Gouvernement indique qu’en 2023, « bien que le Portugal ait déclaré son intention d’atteindre 1,48% du PIB OCDE (3,921 milliards), il n’a en réalité réussi à exécuter que 1,34% (3,563 milliards, soit 359 millions en deçà des prévisions) ».

Cette critique avait déjà été formulée par Nuno Melo au parlement, en novembre de l’année dernière, lorsqu’il avait accusé le PS d’avoir envoyé à l’OTAN un chiffre incorrect.

« En novembre 2023, le Portugal a annoncé son intention d’atteindre 1,51% du PIB (4,186 millions) et, par la suite, au Sommet de Washington, a revu cette prévision à la hausse à 1,55% (4,290 millions) », indique la note, en référence au gouvernement PSD/CDS-PP.

Selon le ministère, la Défense « a réussi à exécuter environ 300 millions de plus que ce qui était initialement prévu car elle a investi de manière rigoureuse, essentiellement dans trois grands domaines : les augmentations de personnel, le renforcement de l’investissement dans les équipements de Défense et le soutien militaire à l’Ukraine ».

Ces données seront présentées à l’OTAN, ajoute le communiqué du Gouvernement.

Fin avril, le Ministère des Finances a annoncé son intention de demander à la Commission européenne l’activation de la clause permettant aux dépenses liées à la défense, jusqu’à une limite de 1,5% du PIB, de ne pas être comptabilisées dans les limites imposées par les plafonds des dépenses primaires nettes, définis dans le Plan Budgétaire-Structurel National de Moyen Terme (POENMP), pour 2025-2028.

De la même manière, il a été ajouté dans un communiqué que les dépenses relatives à la Défense, jusqu’à la limite de 1,5% du PIB, ne seront pas prises en compte dans l’évaluation du respect de la valeur de référence pour le déficit (3%).

« Cette décision a été consensualisée avec le principal parti de l’opposition, le Parti Socialiste ayant été consulté par le Gouvernement dans ce processus », a indiqué l’exécutif.