Le gouvernement crée un Portefeuille Unique Numérique de l’Entreprise pour simplifier la bureaucratie.

Le gouvernement crée un Portefeuille Unique Numérique de l'Entreprise pour simplifier la bureaucratie.

Selon le ministre, qui a été entendu aujourd’hui par la Commission de la Réforme de l’État et du Pouvoir Local à la demande de Chega et du PS, cette mesure s’inscrit dans les piliers centraux de la réforme de l’État — simplification, digitalisation, articulation et responsabilisation — et fera partie intégrante du futur « Guichet Unique de l’Entreprise », principalement virtuel, mais avec un soutien présentiel via les Maisons du Citoyen.

 

Le nouveau portefeuille permettra à chaque entreprise de rassembler en un espace numérique unique tous les documents essentiels à son activité, facilitant, par exemple, la participation aux appels d’offres publics ou le respect des obligations administratives.

Gonçalo Matias a souligné que l’initiative est déjà en discussion au niveau européen, mais a garanti que le Portugal sera le premier pays à avancer avec sa mise en œuvre, assurant l’interopérabilité dans l’espace de l’Union européenne.

« Le Portugal sera pionnier et devancera les autres pays de l’Union européenne », a-t-il insisté.

En plus du portefeuille numérique, le Guichet Unique de l’Entreprise aura une seconde dimension : un portail électronique de gestion des licences. Cet agrégateur, utilisant l’intelligence artificielle, permettra aux entreprises de suivre de manière centralisée des processus tels que les licences industrielles, environnementales ou urbanistiques, y compris « les municipales », a-t-il détaillé.

Le système donnera également à l’État « une vision globale sur les délais de décision et les goulets d’étranglement bureaucratiques, permettant une plus grande transparence et efficacité », a-t-il ajouté.

Le ministre a rejeté les critiques selon lesquelles le gouvernement gérerait l’État comme une entreprise, défendant plutôt que l’introduction de principes d’efficacité et d’efficience « valorise le rôle de l’État et lui redonne autorité auprès des citoyens ».

Le responsable a également assuré que cette réforme technologique n’impliquera pas de licenciements dans l’administration publique, mais plutôt une valorisation des travailleurs, les libérant des tâches bureaucratiques pour des fonctions à plus forte valeur ajoutée.

Le gouvernement espère présenter les premiers résultats de la réforme dans un délai d’un an, garantissant qu’à la fin du processus, le Portugal sera « un pays plus efficace et capable de mieux servir les citoyens et les entreprises », a-t-il assuré.

L’audition du ministre adjoint et de la Réforme de l’État, Gonçalo Matias, a eu lieu à la demande de Chega et du PS dans le cadre de la création du nouveau ministère de la Réforme de l’État, et pour « obtenir des éclaircissements sur le plan d’action du ministère, les axes stratégiques définis et les mesures ».